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savoir être - travailler à son rythme. Le savoir être se définit comme la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l’environnement humain et écologique.

Ainsi, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le savoir être ne serait donc qu’un « savoir-faire » relationnel. Il se réduirait à une série de comportements et d’attitude sociale.

Si nous tentions de voir les choses sous un angle différent ? Par exemple, si nous prenions ce terme dans le sens de « savoir trouver sa place ».

Ou encore, « avoir conscience de soi », de ses besoins, de son fonctionnement…

Aujourd’hui, je vous propose donc de voir comment cette forme de savoir être peut nous aider à trouver les 3 dernières clés pour travailler à notre rythme.

Savoir être en phase avec son corps

Le grand débat sur l’arrêt du passage à l’heure d’été ou d’hiver a été l’occasion de revenir sur un sujet essentiel au savoir être : les rythmes biologiques.

On connaît assez bien les effets du manque de sommeil sur le cerveau. Pourtant, on sous-estime souvent ceux que peut provoquer une simple désynchronisation.

En effet, vivre à un rythme qui n’est pas le sien peut provoquer des troubles divers :

  • Immunitaires,
  • humeur,
  • régulation de la température,
  • cardiovasculaires,
  • sommeil attention, mémoire

L’être humain est un animal diurne. L’exposition à la lumière artificielle, et en particulier à celles des écrans, est considérée comme une source de perturbation endocrinienne par l’OMS.

Dans ces conditions, savoir être, commence par le respect vos cycles de sommeil. En effet, vous n’êtes vous-même, au meilleur de vos capacités intellectuelles et physiques que si votre corps le permet.

La seconde clé, qui découle de cette constatation, est certainement l’une des plus difficile à réaliser : s’affranchir des horaires.

Savoir être en rythme avec son travail.

Soyons honnêtes, tout le monde n’en a pas l’opportunité. De nombreuses professions ne permettent tout simplement pas cet arrangement avec nos rythmes. Il faut donc savoir faire avec.

Pour les autres, s’affranchir des horaires est une opportunité de vivre dans le respect de ses rythmes biologiques.

Les nouvelles générations d’entreprises évoluent en même temps que leurs employés. L’obligation d’horaires fixes et de présentéisme, cède la progressivement la place à un management par objectifs.

Un changement qui implique un nouveau savoir être, un nouveau code du vivre ensemble.

L’avènement du télétravail est également une opportunité de développer son savoir être. Toutefois, il n’est pas exempt de risques et de chausse-trapes.

Dans un autre ordre d’idée, il faut aussi reconnaître que tout le monde n’est pas fait pour ce mode de vie. Certains ont besoin d’un cadre, d’un environnement, de routine.

Au fond, l’important n’est pas de suivre aveuglément une voie en attendant de s’y adapter. Non, le meilleur moyen de développer son savoir être est de trouver, quand c’est possible, le rythme qui vous convient.

Concilier travail et passion

Je ne vous ferais pas l’affront de vous expliquer le principe de la pyramide des besoins, ou pyramide de Maslow. Vers la fin de sa vie, Abraham Maslow ajouta un dernier niveau à la pyramide des besoins, qu’il appelât « self-transcendence » que l’on pourrait traduire par « dépassement de soi-même », un savoir être poussé à son paroxysme.

Ce besoin peut se décrire comme la recherche de l’être humain à faire avancer une cause le dépassant lui-même. Pour cela, il se met au service d’une cause, d’un idéal, de valeurs ou de passions.

Cette approche n’a quasiment pas été publiée par Maslow de son vivant. Pourtant, aujourd’hui nous en connaissons bien les effets négatifs. Vivre sans passion, sans motivation à se dépasser, sans aucun moyen de développer ce savoir être nous mène droit à un fléau qui porte le non de bore out.

À lui seul, le bore out et ses effets justifient la nécessité d’associer travail et passion.

Le mur de la réalité objective

Je suis parfaitement consciente du fait que l’application de ces clés se heurte au mur de la réalité objective. Les « impérieuses » nécessités de la vie courante nous amènent souvent à faire une croix sur ces beaux principes.

Par conséquent, il serait vain de se donner pour objectif d’appliquer les 7 clés décrites dans les deux parties de cet article.

Il me semble, au contraire, beaucoup plus profitable et sage de s’adapter à la réalité de chaque moment. Ce qui implique de le vivre et de le comprendre pour en saisir les opportunités.

Savoir être, être soit, être bien en soi et avec soi est une philosophie de vie… et le travail d’une vie. D’une vie heureuse.