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Télétravail : survivre aux pièges de la face cachée du paradis

Télétravail

Le télétravail : plus de 64% des Français travaillant dans un bureau en rêvent.

De plus en plus d’entreprises y trouvent, à raison, de nombreux avantages.

Pourtant, derrière les nombreux avantages que cette organisation permet d’introduire se cachent des zones d’ombre.

Des générateurs de stress mis en lumière par un récent rapport conjoint de l’OIT et d’Eurofound mené dans 15 pays.

En effet, la vision idéalisée de ce mode de travail laisse place à une réalité bien différente.

Les effets principaux sont : l’allongement et intensification du temps de travail, stress, trouble du sommeil, perte de repères entre vie privée et professionnelle.

C’est pourquoi, dans cet article, je vous propose quelques pistes pour comprendre ce phénomène. De sorte que vous puissiez éviter de faire de ce paradis un enfer.

Le télétravail gagnant-gagnant.

En finir avec le stress des bouchons ou des transports en commun bondés et réduire les coûts que cela impose. Gagner en autonomie et pouvoir organiser sa journée de travail avec plus de flexibilité. Travailler dans un cadre plus agréable, dans lequel on se sent bien. Voilà qui fait rêver 2 salariés français sur 3 et réfléchir leurs entreprises.

En effet, éliminer ces contraintes permet d’obtenir une meilleure implication des salariés, une plus grande motivation et donc une meilleure productivité.

Par ailleurs, le travail à domicile induit une réduction des surfaces nécessaires aux entreprises. Donc diminution des coûts de l’entreprise.

Des salariés mieux dans leur peau et plus motivés. Des coûts de fonctionnement en baisse. Dans ces conditions, la carte postale peut paraître idyllique. Mais c’est oublier les effets induits de ce nouveau mode de travail.

La face cachée du télétravail.

Pour commencer, précisons un peu les formes du télétravail. Effectivement, derrière ce terme se dissimulent 2 grandes catégories :

  1. Les travailleurs nomades, qui se déplacent en permanence;
  2. Les travailleurs à domicile.

Ainsi, si les travailleurs nomades sont 41% à se plaindre d’un stress important, Les travailleurs à domicile ne sont « que » 25%. Mais les écarts importants s’arrêtent là.

En effet, nomades ou sédentaires, cette étude montre qu’ils sont 42% à se plaindre de troubles du sommeil et à se réveiller la nuit à cause du travail. Contre 29% des travailleurs qui se rendent dans leur entreprise.

De même, tous s’accordent à dire que le télétravail a induit un allongement du temps de travail lié l’interférence entre vie privée et vie professionnelle. Il devient parfois difficile de faire la différence.

L’utilisation des moyens numériques (ordinateurs et smartphones) dans le cadre du télétravail n’est pas étrangère à ces phénomènes. Entre la lumière bleue de nos écrans qui influe sur le sommeil, le sentiment d’urgence permanent et l’absence de frontière nette entre ces mondes, les agents stressants sont nombreux.

Rétablir l’équilibre

Faut-il renoncer au télétravail devant les effets constatés par cette étude ? Non, je ne crois pas. Bien compris et maîtrisé, le télétravail offre réellement une qualité de vie inégalable.

Mais, une fois de plus, il faut comprendre que nous avons certaines limites. Que nous avons chacun notre rythme et qu’il nous faut également respecter certaines limites au-delà desquelles nos performances régressent.

Il nous faut donc adopter quelques bonnes habitudes :

  • Usez de votre droit à la déconnexion : fixez-vous des limites et éteignez vos ordinateurs et téléphones. Retrouvez une vie de famille et une vie sociale.
  • Faites des pauses : avoir un espace dédié au télétravail est important… en sortir l’est tout autant. Ne vous enfermez pas 8 ou 10 h durant. Sortez, prenez des pauses, astreignez-vous à aller marcher 30 ou 45 min. Maintenez une activité physique.
  • Séparez les mondes : cloisonnez vos activités. Ne mangez pas devant votre ordinateur. Pour vos pauses, sortez de la pièce dans laquelle vous travaillez.
  • Arrêtez de complexer : bien souvent, les télétravailleurs se sentent redevables de leur mode de vie. Dans d’autres cas, ils craignent un retour à la case bureau. Ces situations créent un stress permanent et un sentiment de culpabilité. Dans ces conditions, il a tendance à essayer d’en faire toujours plus pour se montrer à la hauteur. Il est temps de s’affranchir de cela. N’oubliez pas que le risque est que l’on vous en demande encore plus… jusqu’à l’épuisement.

Le télétravail est une occasion inespérée d’introduire la relaxation, la méditation ou toute autre technique de bien-être dans votre routine de travail. Plus calme, l’esprit plus ouvert, plus à l’écoute et plus concentré, la qualité de votre travail s’en ressentira immédiatement.

Dans ces conditions, le télétravail restera pour vous, comme pour votre employeur, une solution idéale.

Par |2018-04-29T14:08:57+00:0025/09/2017|Entreprise, Stress|

4 Comments

  1. Jeanclaude Metge
    Jeanclaude Metge 30 septembre 2017 à 9 h 12 min

    Article très intéressant.

  2. Neurofeedback anne neurotrainer
    Neurofeedback anne neurotrainer 29 septembre 2017 à 22 h 48 min

    Analyse très intéressante, merci.

  3. Isabelle Sophro
    Isabelle Sophro 25 septembre 2017 à 17 h 09 min

    Le télétravail partiel(maximum 3 ou 4 jours/ semaine) serait en effet l’ idéal, sinon l’isolement guette. Le télétravail doit être encadré par l’ employeur, une formation devrait être systématiquement proposée pour déculpabiliser et rassurer…

  4. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 25 septembre 2017 à 16 h 57 min

    Laquelle ?

Les commentaires sont fermés.

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