Maturité : la sophrologie pour aller de la dépendance à l’interdépendance

Maturité - InterdépendanceLa maturité… il y aura toujours quelqu’un pour vous reprocher, à un moment ou un autre, d’en manquer !

Mais qui est capable de vous dire en quoi cette maturité consiste ? Comment la définir ?

Ensuite se pose la question de savoir comment l’acquérir. Quels sont les axes de réflexion ou de travail à faire sur soi, les outils et processus ?

Je vous propose d’explorer quelques pistes au travers de cet article.

Ce ne sont pas les seules, mais j’espère qu’elles éveilleront en vous quelques réflexions qui, au fil du temps, vous permettront de « grandir » intérieurement… si vous en avez l’envie.

Définition de la maturité

Il existe plusieurs définitions du terme de maturité en fonction du champ d’application de ce mot. Cependant, que l’on parle d’un fruit, de psychologie, de sexualité ou de raison, la maturité implique toujours un processus dont elle est l’aboutissement.

Ainsi, concernant la vie humaine, la maturité se définit comme:

« L’épanouissement physiologique et psychologique d’un être humain correspondant généralement à l’âge adulte » (CNRTL).

Ici, le processus est donc l’épanouissement. C’est lui qui apporte la maturité. Nous reviendrons sur cette notion d’épanouissement. Mais, avant cela, arrêtons-nous sur la question de « l’âge adulte ».

Pour ma part, cela ne veut rien dire. Comme tout le monde, je vois tous les jours des adultes se comporter comme des enfants. Dans un autre ordre d’idée, en consultation, je rencontre des enfants ou des adolescents qui font face à des problèmes d’adultes avec beaucoup de maturité. Dans ces conditions, comment donner un chiffre, où poser la limite ?

À cette définition initiale, j’en préfère donc une autre, construite par synthèse :

La maturité est un processus d’évolution qui aboutit à un développement psychologique optimal, ouvrant la possibilité d’une réflexion autonome dans la plénitude de ses moyens.

Ainsi, il devient possible d’acquérir la maturité à tout âge. Pour autant, cela ne donne toujours aucune indication sur la voie à suivre.

La voie de la maturité

En premier lieu, soyons très clairs : il existe autant de voies vers la maturité que d’histoires individuelles. C’est au travers de nos expériences, de nos apprentissages et de nos erreurs que nous cheminons.

Toutefois, il existe un point commun à chaque progression : l’acquisition de l’autonomie. En effet, si j’en reviens à ma définition, il nous faut évoluer, nous développer pour accéder à une réflexion autonome.

Il nous faut donc passer d’un état de dépendance à l’indépendance. Si, d’un point de vue « physiologique », nous sommes tous, avec l’âge, capable de nous nourrir, nous vêtir et conserver une certaine hygiène… qu’en est-il de notre esprit ? Vos idées, vos valeurs, sont elles les vôtres, ou celles que d’autres vous ont fait prendre comme les vôtres ?

Passer de la dépendance à l’indépendance, c’est donc :

  • Quitter le « Vous » : vous prenez soin de moi, vous vous sacrifiez pour moi et je vous reproche et je vous culpabilise si le résultat n’est pas là.
  • Pour accéder au « Je » : je peux faire, je suis responsable. Je choisis et je suffis à mes besoins.

Ce premier passage est très important pour le développement. On peut faire un parallèle évident avec l’adolescence. Mais ce serait une erreur que de croire que les choses soient aussi limitées dans le temps.

L’apport de la sophrologie

Effectivement, combien d’entre nous sont façonnés par tous ces messages contraignants reçus durant l’enfance ? Il nous faut apprendre à grandir par nous même.

La sophrologie n’est pas qu’une méthode de relaxation. Elle ne se limite pas à quelques exercices de respiration. La visualisation n’est pas là pour stimuler notre créativité.

Non, c’est une méthode qui vous accompagne dans ce processus de maturation. Qui vous donne les outils pour franchir les obstacles.

L’objectif premier de votre sophrologue n’est pas de vous voir pendant des années dans son cabinet, mais de vous transmettre des outils et des techniques. De vous rendre autonomes et capables de gérer les situations difficiles.

Si cela ne fonctionne pas ? Et bien, c’est qu’il est temps de franchir un autre pas. Nous ne sommes ni magiciens ni thérapeutes. Il nous faut accepter nos limites et, une fois encore, vous accompagner au mieux de vos intérêts.

De l’indépendance à l’interdépendance.

Cependant, aussi difficile soit-elle à acquérir, l’indépendance ne représente pas l’acmé, le point culminant de notre évolution psychologique.

En effet, une fois encore souvenez-vous de l’adage : « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». L’indépendance a ses limites. Il arrive un moment où, sans apport extérieur, il devient très difficile de continuer à progresser.

Arrive alors le temps de l’interdépendance. Le passage du « Je » au « Nous ». Je peux faire, mais nous pouvons nous associer pour faire mieux.

L’interdépendance est très différente de la dépendance en ce sens qu’elle nécessite d’être indépendant. En effet, je suis indépendant, je suis libre de m’engager et de décider.

Mais je suis également libre de m’appuyer sur les autres pour faire mieux. De donner le meilleur pour, en échange, recevoir le meilleur de l’autre. C’est se sentir estimé et rendre cette estime. Finis le syndrome de l’imposteur !

Là où les relations traditionnelles voudraient qu’il y ait un gagnant et un perdant, l’interdépendance fait qu’il n’y a que des gagnants. Nous grandissons ensemble. Nous sommes là au sommet de la maturité psychologique et avec l’assurance de la plénitude de nos moyens.

Bref, nous avons atteint l’objectif de la définition que je vous proposais.

Cependant, cette dernière marche est souvent la plus difficile à passer. Partager, s’ouvrir aux autres, donner sans arrière-pensées… combien d’entre nous y sont habitués.

Notre expérience de la vie, notre culture, les idées fausses qui se sont installées dans nos esprits… il existe de nombreux freins qu’il faut décider de lever.

Et là encore, la sophrologie est une des voies qui peuvent vous permettre d’y arriver et de retrouver le bonheur simple d’évoluer dans un environnement sain et stimulant. Celui que vous aurez construit.

Par |2018-06-04T09:26:52+00:0004/06/2018|bonheur, Changement, Confiance en soi, Stress|

Un commentaire

  1. Patricia Stehly Sophrologue
    Patricia Stehly Sophrologue 29 novembre 2018 à 10 h 00 min

    Bel article ! Permettez moi une remarque cependant… la dépendance affective n a rien à voir avec la notion de sacrifice de l autre mais au contraire de sacrifice de soi pour gagner l affection de l autre jusqu a la négation de soi… la sophrologie offre de belles perspectives pour sortir de ce fonctionnement qui fait le miel des pervers.

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