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créatif Être créatif, être capable d’innover quitte à être disruptif… voilà une quête qui n’est pas uniquement réservée au domaine professionnel.

Effectivement, notre vie privée, familiale et même sentimentale, repose aussi sur notre capacité à étonner, convaincre, imaginer, trouver des solutions, négocier, gérer des conflits…

Bref, des centaines d’occasions d’utiliser nos capacités cognitives et notre capacité à être créatif.

Malheureusement, nous sommes de plus en plus nombreux à être en panne de créativité.

Dès qu’il nous faut sortir des rails, c’est le grand vide, plus rien ne vient. Notre imagination est abonnés absents.

Nous passons nos vies sur les réseaux sociaux, devant la télévision, à échanger ou absorber de l’information… mais pourquoi est-il soudain si difficile d’être créatif ? Pourquoi notre cerveau ne répond-il plus ?

Être créatif n’est pas un don

En premier lieu, il semble important de casser un préjugé important : non, être créatif n’est pas un don ! Certaines personnes peuvent être plus disposées que d’autres, mais cela se travaille. Le contexte importe beaucoup.

Une récente étude de l’académie of Management montre qu’il est ainsi possible de sauvegarder, mais aussi de stimuler la créativité. Comment ? Tout simplement par l’ennui !

A priori étrange, ce phénomène s’explique pourtant assez facilement. En effet, l’ennui résulte d’un manque de stimulation intellectuelle. Nos neurones n’aiment pas rester sans rien faire. Et, la nature détestant le vide, il arrive un point d’ennui où notre esprit engendre lui-même les stimulations qui lui manquent. Créativité spontanée qui devient source d’inspiration.

Il vous est très certainement arrivé d’utiliser ce phénomène. Ainsi, si face à un problème qui vous paraissait insoluble, vous avez décidé de faire une pause, de laisser décanter les choses, en vous octroyant une pause… il y a de fortes chances que vous soyez revenu avec la solution.

Pas n’importe quel ennui

Les chercheurs ayant réalisé cette étude ont confirmé ce phénomène. Par contre, il est essentiel de choisir le bon moyen de s’ennuyer.

Ainsi, pour être créatif, faut-il privilégier les situations d’ennui loin des facteurs de stress ou du travail. Mais nous savons que l’ennui au travail, c’est à dire le bore out, est aussi nocif que son cousin le burn-out.

De même, les écrans en général et les smartphones en particulier sont à fuir durant ces périodes de déconnexion. Effectivement, en plus de leurs effets sur le sommeil, l’utilisation intensive de nos smartphones crée l’illusion d’un mouvement permanent. Nous sommes sous l’afflux constant d’informations. Quand ce n’est pas le cas, c’est nous qui le créons en faisant défiler les fameuses « stories » de nos réseaux sociaux.

Or, cette occupation est totalement fictive. Elle ne propose aucune réflexion, aucune créativité, aucune stimulation intellectuelle, ou presque. Non seulement empêche toute réaction d’autostimulation, mais en plus nous rend totalement intolérant à cet ennui pourtant essentiel.

Comment s’ennuyer de façon positive ?

Alors, comment s’ennuyer de façon à stimuler sa créativité ? Ici encore la science nous ramène aux choses simples : ayez des activités qui ne nécessitent que très peu de concentration !

Allez vous promener dans un endroit connu, asseyez-vous, méditez, relaxez-vous… mais en êtes-vous encore capable ?

Si la solution paraît simple, elle peut être une véritable énigme pour certains. Si vous faites partie de celles et ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur. Ou encore qui n’arrivent pas à lâcher prise et ne font plus la séparation entre vie professionnelle et vie privée.

Alors, s’asseoir quelques minutes, ne rien faire, laisser vagabonder votre esprit, affronter l’ennui… toutes ces choses vous sont certainement difficiles.

Mais, une fois encore, vous pouvez vous reposer sur votre sophrologue pour vous accompagner dans la démarche.

Pour des enfants créatifs

Pour nos enfants, la problématique est exactement la même ! Ne comptez pas sur les tablettes, consoles et smartphone pour les occuper. Comme le dit le Professeur Duverger, il faut que les parents acceptent que les enfants s’ennuient. Qu’ils apprennent à rêvasser.

Il faut être capable d’être bien avec soi-même sans que cela ne provoque une sensation d’angoisse. Les périodes d’ennui sont pour nos enfants des fenêtres de liberté pour laisser s’exprimer l’imagination, la créativité.

Laissez-les s’ennuyer et, comme nous le faisions à leur âge, ils s’inventeront des histoires merveilleuses. Ils deviendront naturellement créatifs, pour leur plus grand bien !