Sophrologie 3 histoires pour relaxer son enfant par le jeuTrois histoires pour relaxer son enfant par le jeu est le premier livre de Marianne Aoun.

Psychothérapeute de formation, Marianne est également sophrologue. Son amour pour les contes et son don pour les utiliser se sont conjugués pour donner naissance à ce livre magnifique.

Mais, avant de vous en parler de « Trois histoires pour relaxer par le jeu », nous allons sortir de notre zone de confort.

EN effet, Marianne a accepté de se livrer à l’exercice difficile de l’interview. C’est pour elle l’occasion de nous raconte la genèse de ce premier livre… qui ne sera peut-être pas le seul !

L’interview de Marianne Aoun

L’interview est une figure journalistique qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Marianne, merci d’accepter de vous prêter au jeu. En premier lieu, je tenais à la remercier et lui dire combien j’étais ravie de présenter ce très beau livre.

Marianne, vous est-il possible de nous en dire un peu plus sur vous ?

Bonjour Sabine, je suis moi aussi ravie, et merci de me permettre de vous présenter mon travail ici.

Je suis psychologue depuis 1991, je me suis installée en libéral en 2004, car entre-temps j’ai eu 3 enfants que j’ai voulu guider dans la vie. J’ai souhaité compléter ma formation initiale par la sophrologie en 2012/13 au CEAS Paris.

J’ai exercé dans l’Oise, puis à Aubagne dans les Bouches du  Rhône. Récemment, je suis revenue dans l’Oise à Cires les Mello. Je reçois des patients adultes ou enfants pour des psychothérapies, ou des séances de sophrologie individuelles. J’ai également deux groupes de sophrologie adulte, avec le projet d’ouvrir un troisième groupe pour enfant en septembre 2019.

Comment et pourquoi êtes-vous passée de la psychologie à la sophrologie ?

Ce sont mes patients en psychothérapie qui m’ont les premiers fait connaître la sophrologie. J’étais étonnée de l’efficacité conjointe des deux approches sur mes patients. J’ai voulu en savoir plus sur cette technique, j’ai donc fait un stage d’initiation à l’école de sophrologie humaniste de Lille, et j’ai été conquise. J’entrevoyais tous les bienfaits que cela pourrait apporter à mon travail. Je me suis donc inscrite très vite pour me former, au CEAS Paris.

Toutefois, j’ai appris en même temps que je commençais cette formation que j’avais un cancer rare du grêle, si bien que j’ai dû arrêter de travailler au cabinet (trop fatiguée) j’ai néanmoins poursuivi ma formation un week-end par mois, car non seulement j’y trouvais des compléments à ma pratique, mais elle me soulageait personnellement dans ce que je traversais.

Aviez-vous déjà l’envie d’écrire avant « Trois histoires pour relaxer son enfant par le jeu » ?

J’ai toujours aimé inventer des histoires, pour mes enfants en premier, mais aussi pour moi. Parfois il m’est arrivé de les écrire, de façon plus ou moins aboutie, mais jamais encore pour les publier.

Quel a été le déclencheur pour ce premier livre et pourquoi un livre pour enfant, plutôt qu’un livre sur la sophrologie ?

J’ai travaillé durant deux années scolaires dans une école maternelle. J’étais animatrice sophrologue pour les nouvelles activités périscolaires les vendredis après-midi. Pour cette raison, j’ai beaucoup réfléchi, cherché, lus pour construire mes séances.

Un après-midi pluvieux, les enfants étaient confinés dans un préau situé à côté du dortoir des petits. Nous devions limiter le volume sonore. Alors j’ai pensé travailler sur des exercices de respiration peu bruyant. Une idée m’est venue très spontanément de raconter l’histoire de Boucle d’Or et les 3 ours pour le jeu de souffler sur les bols.

Au moment précis où j’ai dit « il était une fois », j’ai vu que toutes les petites oreilles et tous les petits yeux se redressaient attentifs, curieux, intéressés. Et je me suis dit que je tenais un mot magique.

Par la suite, j’ai écrit des contes pour chaque séance, contenant des exercices de sophrologie plus ou moins ludiques, et ce fut bien plus facile d’introduire la sophrologie auprès des enfants.

Je ne me voyais pas écrire un nouveau manuel de sophrologie. En effet, il en existe déjà beaucoup. Par contre, je n’ai pas trouvé de contes sophrologiques qui me convenaient. En tout cas sur le format du conte traditionnel avec le « il était une fois » au début, des épreuves à traverser, et une solution qui vient réconforter le personnage principal.

Quel est, pour vous, la force ou le pouvoir du conte ?

Je lis énormément de contes depuis toujours, de tous pays. Et l’on peut dire, je pense, que le conte, depuis la nuit des temps, et dans toutes les cultures, contient un enseignement, une morale parfois, des avertissements aussi quelquefois, il permet la transmission d’un savoir, le dépassement des obstacles que la vie nous soumet.

La force du conte c’est donc de transmettre un message sous une forme subtile, créative, astucieuse, en laissant le lecteur s’imaginer être à la place du héros, ou tout du moins, à voir qu’il est possible de vaincre un obstacle. Le conte va l’aider à grandir, à se sentir plus fort en dépassant ses peurs.

Utiliser le conte en sophrologie m’a donc paru une évidence, écrire des contes sophrologiques pour aider un enfant à dormir, à ressentir sa force, à avoir plus confiance en lui… m’a semblé être dans la lignée des contes populaires. C’est que j’ai voulu faire avec « Trois histoires pour relaxer par le jeu ».

Comment s’est fait le choix des 3 contes de votre livre ?

Ils étaient déjà tous écrits et testés sur les enfants, tant au cours des activités périscolaires qu’au cabinet, en séance individuelle. J’ai pensé alors qu’il serait intéressant de les diffuser plus largement.

J’ai envoyé à l’éditeur Fleurus, le conte « le dragon qui avait peur du noir » qui a beaucoup plu. Néanmoins, la collection dans laquelle il pouvait s’intégrer demandait au minimum 3 contes, sur 3 thématiques différentes.

C’est pourquoi, j’ai choisi les deux autres qui abordent la difficulté de s’endormir : « petit écureuil ne trouve pas le sommeil », et le chagrin lorsque l’on perd confiance en soi « Rose la petite sorcière a du chagrin ». Le tout a donné naissance à « Trois histoires pour relaxer son enfant par le jeu »

Dans un livre pour enfant, l’illustration tient une place importante. Comment s’est faite la rencontre avec Sandrine Monnier ?

Je n’ai jamais rencontré Sandrine Monnier en vrai (malheureusement), mais elle travaille régulièrement avec cet éditeur. On m’a néanmoins demandé mon avis, en m’envoyant des propositions d’illustration de Sandrine. J’ai beaucoup aimé sa façon de traiter mes contes. Cela correspondait tellement bien à l’idée que je m’en faisais. Elle a compris immédiatement l’esprit ludique, et poétique de mes contes. Et je la remercie encore vivement, sans elle « Trois histoires pour relaxer par le jeu » ne serait pas le même.

Avez-vous d’autres projets de livre ou autour de la sophrologie ?

Oui, j’ai encore plusieurs contes sophrologiques qui ne demandent qu’à être publiés. Il faut juste que je retrouve un éditeur. En effet, Fleurus m’a fait comprendre qu’ils ne publieraient pas d’autres albums.

De plus, j’écris aussi des romans, dont un participe actuellement à un concours Kobo « les talents de demain 2019 ». Le titre est « Stanley et moi ». Il s’agit d’une histoire entre un homme et une femme, d’une rencontre, d’une disparition, d’écologie, il y est un peu question de sophrologie, néanmoins elle n’y est pas au centre de l’histoire. Là encore, je n’ai pas encore d’éditeurs.

Dans un autre ordre d’idée, j’écris une fresque historique qui retrace l’histoire de mes grands-parents maternels, Résistants durant la dernière guerre. Ainsi qu’un autre roman, un huis clos de 17 personnes après une catastrophe. Et j’ai d’autres projets encore à l’état d’idée à développer.

Pourquoi j’ai aimé « Trois histoires pour relaxer par le jeu » ?

Je pense que cette interview vous aurez déjà donné les principaux éléments qui ont provoqué ce coup de cœur pour « Trois histoires pour relaxer par le jeu » :

Et c’est probablement ce dernier point qui m’a vraiment interpellé. C’est là que l’on comprend la genèse de ce livre et surtout sa différence.

En effet, il existe des livres de conte magnifiques qui font grandir. Mais ce livre de Marianne Aoun fait participer enfants et parents. Le conte ne fait pas que véhiculer un message. Il est aussi le prétexte ou, mieux, le support à l’activité. L’enfant « vie » l’aventure.

Pour aider les parents dans l’utilisation de « Trois histoires pour relaxer son enfant par le jeu », l’auteure a également pensé à nous livrer quelques clés. Un passage très intéressant nous aide à apprendre comment décoder les émotions de nos enfants.

Bref, ce livre est, à mon avis une très belle réussite que je vous encourage à découvrir et à faire découvrir.

Informations sur le livre :

« Trois histoires pour relaxer par le jeu »Marianne AOUN

  • Editeur : MANGO (18 mai 2018)
  • Collection : Les contes du bien-être
  • ISBN-10: 2317012500

Retrouvez Marianne Aoun

Facebook :https://www.facebook.com/CabinetDePsychologieMarianneAounRoberty/
Son site : www.psycho-sophro-provence.fr