Téléphone portable : pour le pire mais aussi le meilleur

téléphone portableLe téléphone portable est devenu un objet de tous les jours.

Mieux encore, pour certains d’entre nous, il est une prolongation naturelle de nous même.

Il transporte notre vie et remplace (trop) souvent notre mémoire. Il nous relie au monde et nous donne l’occasion d’exister partout à la fois.

Aujourd’hui, je vous propose non seulement de faire le point sur les bons et les mauvais côtés de votre téléphone portable, mais aussi comment en tirer parti.

Comment en obtenir le meilleur et apprendre à éviter le pire ?

Mais avant cela, jouons à un petit jeu de rôle…

Addiction au téléphone portable

Dans son dernier numéro, le magazine publié par le centre d’étude du stress humain (1), nous propose une mise en situation, un petit jeu de rôle sur ce sujet :

D’abord, imaginez que vous soyez en chemin pour le travail. Un matin comme les autres… sauf qu’à mi-chemin vous vous apercevez que vous avez oublié votre téléphone portable à la maison.

Aussi, parmi les deux scénarios que je vous propose, lequel suivez-vous ?

  1. Vous faites demi-tour immédiatement et retournez le chercher.
  2. Vous continuez votre chemin et passez votre journée avec un sentiment d’inconfort ou d’anxiété.

Alors, quel est votre choix ? En fait, cela n’a pas vraiment d’importance. En effet, l’un comme l’autre démontre que vous faites partie de ces Français qui ont une relation fusionnelle avec leur téléphone portable.

Le pire du portable.

En 2017, le cabinet Deloitte a effectué une étude sur ces comportements et le résultat est édifiant :

téléphone portable - étude Deloitte

Si vous faites partie de ces personnes qui consultent leur téléphone la nuit ou au réveil, avant même de poser le pied à terre. Si envisager de vivre une journée sans votre téléphone portable vous paraît totalement inacceptable, alors peut-être souffrez-vous du phénomène de « nomophobie » dont le nom vient simplement de « no mobile phobia », la phobie de se retrouver sans son mobile.

Nomophobia

Il n’existe pas de chiffres précis sur ce phénomène en France. Au Canada, ce sont 64% des utilisateurs de téléphone mobile qui se sentent démunis sans leur mobile. En Angleterre, ce sont 66% des mêmes usagers qui souffrent de nomophobia.

Nous pouvons, sans trop nous tromper, extrapoler à partir de ces pays très semblables au nôtre. Nous nous trouvons dans les mêmes eaux.

Bien que cette phobie ne soit pas reconnue comme telle par la médecine, les études ont démontré que plus l’on est accroché à son téléphone portable, plus le niveau de stress perçu dans la vie est élevé.

Dans un autre ordre d’idée, nous savons que le stress est contagieux. Le simple fait d’être exposé ou d’observer une personne en situation de stress, que ce soit sur les réseaux sociaux, par messagerie ou au téléphone, nous fait sécréter des hormones du stress.

Cette nomophobia nous expose donc beaucoup plus au stress qu’un usage modéré. Même si cette phobie n’est pas dangereuse en elle même, ce sont ses conséquences qui peuvent rapidement le devenir.

À ces conséquences psychologiques, il nous faut également ajouter l’impact physiologique des écrans, en particulier sur le sommeil. La lumière bleue produite par nos téléphones portables perturbe le sommeil.

Les 23% d’entre nous qui consultons leur mobile avant de nous endormir ou les 41% qui le font en pleine nuit sont directement touchés par ce phénomène.

Peut-être est-il temps de réagir ? D’autant plus que le téléphone portable n’a pas que de mauvais côtés.

Les bons côtés du mobile

La bonne nouvelle est que la nomophobia peut, comme toute phobie, être combattue. Chacun adoptera le moyen qui lui semblera le plus efficace : sophrologie, hypnose…

Il existe de nombreuses techniques pour vous aider. En premier lieu, vous apprendrez à gérer ce stress, à l’anticiper et à le contrôler. Ensuite, il sera temps d’apprendre à lâcher prise, à prendre du recul.

L’idée n’est pas de vous sevrer totalement, mais bien d’apprendre à vous déconnecter quand cela est nécessaire. En effet, comme je le disais, le mobile a aussi ses bons côtés dont il faut savoir profiter.

Qualité Vs Quantité

Ainsi, il est connu qu’un soutien social important est souvent associé au bien-être. Utiliser son téléphone portable pour rester en contact avec ses amis et sa famille, maintenir des liens sociaux riches et réels peut donc être un moyen de renforcer ce bien-être. Mais attention de ne pas retomber dans le piège des réseaux sociaux où quantité n’est pas qualité.

De même, si le stress est communicatif par messages, entendre la voix d’une personne importante pour nous permet de diminuer de façon rapide le stress. Ici encore la qualité importe plus que la quantité.

Les applications qui vous aident

 Dans un autre ordre d’idée, le téléphone portable peut aussi devenir un véritable compagnon. Il peut se montrer d’une aide précieuse dans la construction de votre bien-être.

En effet, il existe aujourd’hui une foultitude d’applications dédiées à la santé mentale ou physique. Pourquoi s’en priver ?

Ainsi, vous pouvez faire le point avec des applications comme PsyAssistance ou faire le point sur votre stress avec iSMART. Bien entendu, ces applications n’offrent pas l’aspect qualitatif d’un rendez-vous avec votre sophrologue. Elles restent un outil d’appoint. Par contre, leurs résultats viendront enrichir le travail avec votre thérapeute.

Il en va de même avec les applications destinées à vous accompagner dans la surveillance de votre alimentation. Sans remplacer l’avis d’un nutritionniste, elles vous accompagnent au quotidien.

Par contre, s’il est une catégorie d’applications qui peuvent s’utiliser de façon autonome, ce sont celles qui vous incitent à faire du sport. Souvent couplées à un objet connecté, elles sont capables de vous proposer des exercices en quantité et qualité. Plus encore, elles savent maintenir votre motivation.

Vous l’aurez compris, une fois de plus c’est l’excès qui nuit. Et avec le téléphone portable, il est très facile de tomber dans l’excès, sans s’en apercevoir.

Faites le point sur votre utilisation, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre sophrologue pour reprendre le contrôle, et profitez des bons côtés.

Pour aller plus loin

(1) : Centre d’étude sur le stress humain.

Par |2018-09-23T18:07:46+00:0024/09/2018|Addictions, Lâcher-prise, Stress|
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