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La déconnexion digitale partielle comme nouvel art de vivre ?

La nécessité de déconnexion digitale peut sembler étrange dans cette période où, confinement oblige, nous vivons une grande partie de nos activités en ligne.

En dépit des constats et autres études sur les effets de cette connexion digitale permanente sur nos esprits, tout nous encourage à rester connecter.

Les outils sont accessibles, les réseaux plus rapides, le télétravail, les services, les achats…

Heureusement, la vie réserve de belles surprises qui remettent en question nos habitudes.

Il y a quelques mois, j’ai découvert « Mes petites routines : sophrologie pour se recentrer sur soi » de Florence Parot. Curieuse d’approfondir un sujet, j’ai écrit à Florence pour lui poser une question.

La réponse automatique que j’ai reçue dans les secondes qui ont suivi a créé le déclic. Trois phrases toutes simples qui ont conforté ma certitude qu’il est possible de rompre avec cette hyper connexion digitale :

Je me connecte désormais 3 fois par semaine, généralement les lundis, mercredis et vendredis après-midi. Je gère mon temps de connexion au mieux pour être plus présente en face à face quand vous venez me voir et appliquer mes propres principes ! Je reviendrai vers vous le plus rapidement possible.

Connaissant les nombreuses activités de Florence, je me suis demandé comment elle arrivait à assumer ce choix. J’ai lui ai demandé de partager avec nous ce chemin et les raisons qui l’ont amenée à entamer cette déconnexion. Elle m’a fait le plaisir d’accepter et il est donc temps que je lui laisse la parole.

La déconnexion digitale partielle comme nouvel art de vivre ?

J’ai la chance d’avoir au fin fond de la Creuse une maison de famille au milieu de nulle part. Pas de voisins, pas de bruit et surtout aucun réseau mobile et une impossibilité à se connecter à internet.

J’ai donc pu constater lors des vacances que j’y passais que lorsque j’étais dans ce lieu mon cerveau ne fonctionnait plus de la même façon. Il semblait plus léger, plus calme, mon sommeil était plus profond.

Du coup, lorsque je suis venu m’installer en Creuse il y a bientôt 3 ans à mon retour d’Angleterre, j’ai eu l’envie de transformer ce qui aurait pu être un handicap pour mon travail (une difficulté de connexion avec le monde extérieur) en avantage pour moi-même et pour mes clients.

Je travaille effectivement principalement avec des personnes en état d’hyper-stress et de burn-out et je cherche toujours à vivre pleinement ce que je leur propose pour sortir du « trop-plein » quotidien. J’ai aussi tendance à me surinvestir dans ce qui me passionne, conserver mon énergie et mon équilibre sont donc fondamentaux pour moi.

Une organisation réfléchie

J’ai complètement remis à plat mon organisation. J’ai testé, éprouvé, ressenti… et trouvé ce qui me convient.

Les matins : sophrologie, méditation, balade dans la nature pour démarrer. Ensuite seulement j’allume mon téléphone portable sur vibreur et je ne réponds pas aux appels non programmés.  Mon ordinateur lui n’est en général pas connecté à internet le matin. Je consacre ce temps à écrire, préparer des cours…

Les après-midis : séance avec des clients, travail avec des stagiaires, gestion de mes entreprises (The Sophrology Academy et La Bulle de Repos). Je réserve des plages précises pour la gestion des mails et réseaux sociaux, soit 3 après-midis par semaine.

Fin de la journée de travail vers 19h : j’éteins et je déconnecte ordinateur et téléphone.

L’impact sur mon travail et sur mon équilibre de vie général est encore supérieur à celui que j’avais entrevu. J’arrive à travailler moins d’heures car je suis plus concentrée et présente à ce que je fais. Mon travail est de meilleure qualité car je suis plus reposée et plus en connexion avec moi-même.

Déconnexion digitale partielle : mode d’emploi

Si vous avez envie de vous y mettre, prenez le temps de réfléchir à vos enjeux et modes de fonctionnement (travail, famille).

Ensuite, testez pour trouver ce qui vous convient le mieux. La clé est de limiter le nombre d’heures de connexion internet et d’utilisation des moyens de communication de façon générale. Reprenez le contrôle pour une bonne utilisation de votre temps et de votre énergie.

Prévoyez des plages horaires précises pour gérer vos mails et messages / répondre aux appels / programmer vos réseaux sociaux. Idéalement :

  • Au moins une journée complète par semaine sans connexion.
  • Un temps pour être connecté.e à vous-même le matin avant d’allumer téléphone et ordinateur, un temps de déconnexion le soir.
  • Des heures spécifiques dans la journée pour ouvrir votre boite mail et répondre à vos messages.

N’oubliez pas de prévenir vos correspondants en créant une réponse automatique à vos mails et en adaptant votre messagerie téléphonique. Vous serez peut-être surpris.e des retours positifs que vous aurez. Dans un monde où tout le monde est submergé, créer un cadre rassure et apaise… et vous leur donnerez peut-être des idées !

Alors, on débranche ?

 

Découvrir les travaux de Florence Parot

Vous pouvez retrouver les travaux de Florence sur ses différents blogs :

Je vous invite également à découvrir ses 2 livres pleins de choses merveilleuses :