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lâcher priseDans l’article précédent, nous avons vu ce que lâcher prise signifiait et les répercussions sur notre façon de faire les choses ou de vivre. Mais lâcher prise n’est pas toujours facile. Ce qui peut sembler naturel et agréable pour certains s’avère parfois difficile à concevoir pour d’autres.

En effet, accepter de lâcher prise, c’est également accepter de sortir de la routine, des rails, du chemin bien balisé que l’on peut avoir tendance à se construit jour après jour en espérant, de cette façon, éviter l’inconnu et surtout d’y faire face. Lâcher prise, vivre dans l’instant présent, accepter les imprévus peut être parfois considéré comme source d’angoisse et être vécu par certains d’entre nous comme une « mise en danger ».

Cette « peur » et ce sentiment de mise en danger ne sont heureusement pas liés à des réflexes de survie, quoi que, en cherchant bien… Dans le cas présent, ils se rapportent plutôt au même phénomène que celui évoqué dans notre billet sur le burn-out :  « un déséquilibre entre les attentes perçues et l’autoévaluation de ses propres capacités à rencontrer les exigences de la tâche ». Éviter l’imprévu en essayant de tout contrôler est une façon de se protéger, d’éviter de risquer de se retrouver dans une situation où l’on serait incapable de faire face, une situation dans laquelle nous risquerions de décevoir, de perdre la face.

Rétablissons l’équilibre, apprenons à retrouver confiance en soi et à prendre du recul sur le niveau d’exigence que se fixe et, vous verrez, les choses vous paraîtront tout de suite plus abordables.

Chassez les idées parasites

Dans ce second exercice de lâcher prise, nous allons aborder une technique dite de visualisation positive ou, dans un langage plus technique, de « sophro-déplacement du négatif « .

Avant de vous lancer dans ce type d’exercice, je vous propose de commencer votre séance par un exercice de respiration ou, mieux, l’exercice de libération des tensions que je vous proposais dans le premier volet de cet article.

Vous pouvez conserver la position allongée ou assise que vous aviez adoptée pour l’exercice précédent si elle est confortable. Dans le cas contraire, adoptez une position confortable, quelle qu’elle soit, et fermez les yeux.

Tout en maintenant votre respiration abdominale régulière et calme, essayez de visualiser, sous la forme d’un objet concret, le problème, le travail ou la situation qui vous préoccupe. Donnez-lui l’apparence d’un objet, d’une forme.

Une fois cette visualisation construite, imaginez vous la déposant dans un sac, une malle ou un coffre… et refermez ! Votre problème est enfermé à double tour, il lui est impossible de sortir.

Ce sac ou ce coffre, vous le placez sur un voilier qui est là, devant vous, immobile, au bord de l’eau… À votre prochaine expiration longue, le voilier va doucement quitter le rivage, emporté par votre souffle. À chaque cycle de respiration, il s’éloigne un peu plus, jusqu’à disparaître à l’horizon.

Il ne reste plus que la mer, calme, et les vagues qui viennent s’échouer sur le sable au rythme de votre respiration. Vous êtes calme et respirez au rythme de ce vague pendant quelques minutes avant d’ouvrir les yeux et de passer à autre chose, l’esprit libre.

Lâcher prise : et après la rentrée ?

Une fois le travail reprit, les contraintes se multiplieront et, si vous ne voulez pas revenir à la case départ et continuer à lâcher prise de façon régulière, il va falloir prendre des décisions :

  • Débranchez : apprenez à éteindre votre téléphone portable, à fermer votre ordinateur, à arrêter de travailler pour vous consacrer à vous et à ceux qui vous entourent.
  • Partagez : non vous n’êtes pas la seule personne qui soit capable de faire correctement tout ce qu’il y a à faire. Apprenez à déléguer, à faire confiance.
  • Soyez positif : si les autres font, laissez les faire, ne découragez pas en critiquant ou comparant le résultat avec votre idéal. Voyez le bon côté des choses, appréciez les petits bonheurs quand ils arrivent, vivez l’instant présent.
  • Prenez du temps pour vous : non, le monde ne s’écroulera pas si vous faites une pause. Révisez votre sens de l’urgence et vos priorités pour garder du temps pour vous, pour souffler. Un peu tous les jours ou un break une fois par semaine, il n’y a pas que les machines qui doivent déconnecter, vous aussi !

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