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Complexes d'infériorité Les complexes font partie de la vie de nombre d’entre nous.

D’où viennent-ils ? Quels sont leurs effets ?

Plus ils sont prononcés et plus nous avons tendance à les cacher, à adopter des stratégies de contournement.

Est-ce la bonne solution ? Faut-il cacher ses complexes pour éviter d’en souffrir, ou les assumer pour les dépasser ?

Complexes et sentiments d’infériorité

Nous avons toutes et tous, un jour ou l’autre, souffert de complexes. Et si ce n’est pas encore fait, cela viendra.

En effet, qui n’a jamais souffert d’une comparaison avec un membre de sa famille, un ami ou un(e) collègue ? Qui n’a jamais pratiqué l’autodénigrement en se pensant moins intelligent(e), moins bien habillé(e), moins beau ou belle ?

Dans un autre ordre d’idée, vous est-il déjà arrivé de vous trouver moins « socialement » accompli(e) ? De vous reprocher de ne pas être suffisamment cultivé(e) pour avoir une chance de réussir ?

Avez-vous trouvé le point commun de toutes ces situations ? Oui, c’est la comparaison. La personne complexée se compare systématiquement aux autres.

Elle utilise cette comparaison pour focaliser sur un défaut qu’elle s’attribue. Ce « défaut » peut être physique, intellectuel ou même social.

Par ailleurs, si ce défaut peut être réel, il est souvent amplifié ou même défini comme défaut par la pression sociale. Si vous êtes une femme, vous savez combien cette pression des médias et de la société peut influer sur l’image que l’on attend de nous…

Les mécanismes

« Ce qui motive le comportement humain n’est pas la libido, comme l’assène Freud, mais principalement la tentative permanente de surmonter un complexe d’infériorité enraciné dans l’enfance. »
Alfred Adler (1870-1937), premier président de la Société psychanalytique de Vienne.

Ainsi, nos complexes ne sont pas innés. Nous subissons des comparaisons dès notre plus jeune âge et tout au long de notre vie :

    • Il a les yeux de son père,
    • Elle a la bouche de sa mère,
    • Il ou elle fera de grandes études comme son frère ou sa sœur,
    • Il ou elle a tout raté comme son oncle,
    • Vous devriez prendre exemple sur votre collègue / frère / sœur / …;
    • Pourquoi n’avons-nous pas les moyens de partir en vacances loin, comme les voisins ?

En premier lieu, nous construisons un référentiel de supermodels. Référentiel construit sur un idéal culturel : celui de notre entourage familial, professionnel… ou celui de la publicité (encore eux !)

Ensuite, à force de comparaisons, nous finissons par nous classer dans la catégorie des imparfaits ou, pires encore, des ratés. Et le complexe est né !

Le cycle infernal

À partir de ce point, va se mettre en place un cycle infernal qui s’autoentretient :

    • Crainte ou menace : nous considérons celles et ceux qui nous entourent comme des menaces. Nous avons la crainte qu’ils nous renvoient à nos faiblesses ou les mettent en lumière.
    • Amertume : par autodéfense ou par besoin de nous rassurer, nous sommes critiques et désagréables.
    • Mise en retrait : Pour éviter de souffrir de ces complexes, nous mettons en place des mécanismes psychologiques d’évitement.

Ces mécanismes d’évitement peuvent être de deux types :

    1. Nous nous coupons socialement et nous nous enfermons dans une solitude « imposée ».
    2. Nous filtrons nos relations pour éviter tous ceux que nous jugeons susceptibles de nous renvoyer à nos complexes.

Dans ce second cas, nous développons également la capacité à ne fréquenter que les personnes avec qui nous partageons les mêmes complexes.

Bien entendu, aucune de ces options n’est la bonne ! S’enfermer n’aide pas à vaincre le sentiment d’infériorité. De même, l’association de deux estimes de soi abîmées n’a jamais réussi à reconstruire une estime de soi personnelle.

La solution est donc ailleurs.

L’estime de soi pour lutter contre les complexes

Lutter contre ses complexes repose essentiellement sur deux piliers :

  1. L’acceptation de soi.
  2. L’ouverture aux autres.

L’acceptation de soi

L’acceptation de soi commence par prendre conscience que personne n’est parfait et que nous avons tous des défauts. Mais qu’il est possible de vivre avec ces défauts, voire de les transformer en force.

Pour cela, avec l’aide votre sophrologue, vous travaillerez autour de 3 axes :

    • L’acceptation de ses défauts.
    • L’acceptation de son image.
    • L’arrêt des comparaisons délétères.

En parallèle de ce travail de fond, il vous faut entamer un travail de reconstruction. Avec des outils comme l’Ikigai et une réflexion sur vos valeurs de vie, il vous faut trouver vos qualités et reconstruire votre personnalité. Ce qui fait de vous un être unique.

L’ouverture aux autres

Tout ce travail de reconstruction ne pourra se consolider et s’ancrer en vous qu’au travers d’une ouverture aux autres.

Apprenez à recevoir les compliments et à en donner pour les qualités que vous appréciez chez eux.

Apprenez à rire de vos défauts, mais aussi à être bienveillant à ceux des autres. Car la bienveillance attire la bienveillance. C’est aussi le meilleur moyen de pulvériser ce prisme déformant de l’autodénigrement.

S’il fallait encore vous en convaincre, je vous invite à (re)voir ce merveilleux film : « Le discours d’un Roi ». En plus de passer un excellent moment, vous découvrirez cette histoire véridique et émouvante qui vous montre que nul n’est à l’abri des complexes… mais que cela ne doit pas vous freiner.