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image de soiL’image de soi est un élément fondateur dans la construction de notre personnalité.

Elle va influer sur la confiance que l’on a en soi et donc sur notre rapport aux autres.

Avoir une mauvaise image de soi n’incite pas à aller vers l’autre ou à s’accomplir.

Cette image de soi se construit au fil des années autour de deux éléments principaux : d’une part l’image que nous retourne le monde et, d’autre part, l’archétype, c’est à dire le modèle, que nous souhaiterions atteindre.

Contrairement à ce que nous pensons, ce n’est pas toujours l’image de soi retournée par le monde qui est la plus nocive, hormis quand elle résulte d’un harcèlement ou d’une volonté permanente de nuire. Souvent, le modèle que nous construisons, la version idéalisée de soi, est bien plus nocif.

Sans le savoir, nous sommes souvent à l’origine du torpillage de l’image de soi, simplement en courant après des idéaux qui n’ont pas de sens.

Modèles et image de soi

Penser que nous sommes totalement libres de construire l’image de soi idéale en fonction de nos propres désirs est, malheureusement, une pure utopie.

Depuis que nous sommes enfants, on nous présente des règles, des modèles, des archétypes. Notre culture, nos parents, nos professeurs, nos expériences de vie orientent nos choix. Pourtant, ce ne sont pas toujours les éléments les plus déterminants dans cette construction de l’image de soi.

Bien souvent, nous construisons cette image de soi en fonction de ce que la société nous présente comme l’idéal. Pour nous sentir intégrés, nous nous obligeons à rentrer dans le moule, à reproduire ce que les médias et les publicitaires représentent comme l’idéal féminin (ou masculin).

Cet idéal repose sur trois éléments, toujours les mêmes, qu’il est grand temps d’apprendre à ignorer.

Oubliez le 36 fillette.

Pourquoi se faire du mal à vouloir faire coller l’image de soi à ces modèles qui peuplent nos magazines ? Soyons honnêtes, soit l’image est retouchée, soit elles ont à peine 16 ans et pèsent 45 kg pour 1 m 80.

Vous n’êtes plus une adolescente, la maternité a peut-être marqué son passage… à quoi bon vous lamenter devant votre miroir et poursuivre le reflet d’une inaccessible étoile filante ?

Avant de vous lancer dans des régimes drastiques ou de la chirurgie esthétique, regardez donc autour de vous. En avez-vous parlé avec la personne qui partage votre vie ? Est-elle prête à vivre avec une personne au bord de l’anorexie ou vous aime-t-elle simplement pour vous et non pour votre silhouette ?

Combien de personnes de votre entourage sont heureuses sans pour autant ressembler à ces mannequins éphémères ? Ces couples d’amoureux que vous croisez à la terrasse des cafés ou des restaurants, sont-ils sur toutes les premières pages des magazines people ou glamours ?

Détachez-vous de ce dictat qui voudrait que beauté et minceur aillent de paire. Apprenez à vous accepter et à vous aimer comme vous êtes. Vous voulez vraiment changer ? Alors revoyez vos objectifs pour les rendre atteignables.

Oubliez la jeunesse éternelle.

image de soi - jeunesse éternelleAvez-vous remarqué ? Quand les publicitaires ne nous font pas rêver sur la beauté, ils nous vantent la jeunesse éternelle. À les écouter, l’image de soi idéale se résumerait par « jeune et belle ».

Les avancées de la science ont donné des pouvoirs extraordinaires à la médecine et à la pharmacie pour nous aider à modifier l’image de soi en lui conservant l’aspect de la jeunesse éternelle mais attention, les effets sont temporaires.

Regardez bien après quelques années ces femmes ou ex-vedettes qui ont opté pour la chirurgie. Accepterez-vous de reprendre les opérations régulièrement pour tenter de conserver un semblant de jeunesse artificielle, jusqu’où ?

À l’opposé, regardez ces femmes qui assument leur âge, flamboyantes et sûre d’elles au naturel… elles paraissent encore plus jeunes sans le moindre artifice, juste par l’énergie et la joie qui se dégage d’elles.

Oubliez que vous êtes infaillible.

Le troisième élément à combattre pour préserver l’image de soi est ce syndrome de superwoman (ou superman) dont nous avons déjà parlé. Non, vous n’avez pas l’obligation de faire toujours plus et toujours mieux. Vous avez le droit d’être fatiguée ou malade, vous avez le droit de vivre, de prendre du temps pour vous et pour vos proches.

Ne rentrez pas dans le jeu qui consiste à vous faire culpabiliser si vous n’êtes pas la meilleure en tout. Autorisez-vous des moments de faiblesse, des moments de pause, trouvez votre rythme.

L’épuisement physique et psychologique contribue à la dégradation de l’image de soi par leurs conséquences visibles sur notre corps et sur notre capacité à positiver. Ne plus s’aimer au point de se négliger physiquement peut être considéré comme un des symptômes du burn-out.

On a parfois tendance à vouloir ignorer cet avertissement et trouver de quoi se stimuler, mais là aussi, c’est prendre le risque de s’aventurer sur la pente glissante des addictions…

A faire : Prendre conscience de ce qui vous enferme.

Nous avons vu les 3 éléments les plus communs qui interviennent sur l’image de soi, mais il peut en exister bien d’autres.

À chacun de prendre un peu de recul et à se poser les bonnes questions sur ses choix de vie : sont-ils délibérés ou suggérés ? Est-ce pour vous construire ou plaire aux autres ? Que vont-ils réellement vous apporter par rapport à ce que cela va coûter à votre intégrité physique ou morale pour les atteindre ? …

Pratiquer la relaxation ou la méditation vous offre l’opportunité de prendre ce recul nécessaire, d’adopter une vision objective  nécessaire à la construction d’une véritable image de soi, en accord avec ses principes et ses valeurs. Ces moments contribuent à vous construire, vous, comme vous souhaitez être, non comme on le suggère, et à aimer cette image de vous, simplement parce que c’est la vôtre.