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se mettre la pression

Avez-vous remarqué que nous n’avons besoin de personne pour nous mettre la pression et créer un maximum de stress ?

De même, vous avez certainement constaté que les injonctions du type “calme-toi”, “respire” sont sans aucun effet. Pire, elles ont souvent le don d’aggraver les choses.

Pour cet avant dernier volet sur le changement, je vous propose de découvrir comment arrêter de se mettre la pression et donc créer les conditions d’échec.

Ensuite, je vous propose de découvrir 3 habitudes qui peuvent radicalement changer votre façon d’aborder les choses.

Après cela, plus rien ne vous arrêtera.

Pourquoi se mettre la pression ?

Il n’existe pas de réponse unique à cette question. Les causes sont étroitement liées à notre personnalité et à la façon dont nous l’avons construite au fil des ans.

En effet, c’est un savent mélange de causes diverses qui, en fonction de chaque situation, vont nous pousser à nous mettre la pression.

Ces causses sont très classiques, nous les connaissons toutes :

  • Le besoin de reconnaissance;
  • La peur de manquer;
  • La peur d’échouer;
  • Le poids du regard des autres et la peur de ne pas être à la hauteur de leurs attentes;
  • Nos croyances, acquises par notre culture, notre éducation et nos expériences.

Chaque situation nouvelle, chaque changement, nous met face à plusieurs de ces facteurs. Dans ces conditions, notre réaction est de se mettre la pression. D’utiliser toute son énergie à faire ce que l’on pense que l’on attend de nous.

Cette réaction chronophage se fait au détriment de ce qui est réellement important : notre projet. Ce qui est vraiment important pour soi.

3 bonnes habitudes pour arrêter de se mettre la pression

Je vous propose de prendre 3 bonnes habitudes pour vous aider à ne plus vous mettre la pression.

Pourquoi vous proposer de prendre des habitudes plutôt qu’une méthode ou un exercice ? Tout simplement parce que se mettre la pression est une réaction à un schéma, à une construction mentale. C’est une sorte de réflexe.

Dans ces conditions, il est plus efficace de vous donner les moyens de déconstruire cette représentation, plutôt que d’en gérer les conséquences. Supprimons la cause plutôt que d’atténuer les effets.

Mais un réflexe est parfois difficile à perdre. Il faut donc le temps et la répétition de l’habitude pour le combattre.

Habitude 1 : réduire le nombre de ses priorités

Courir plusieurs lièvres. Se mettre la pression pour tout faire en même temps et de préférence pour hier… voilà autant de chance de finir par ne rien faire !

Retenez 2 principes fondamentaux :

  1. Le multitâche, cela n’existe pas. Votre cerveau ne fait que passer de l’une à l’autre pour traiter de petits bouts en séquentiel. Chaque changement est une opportunité de se tromper.
  2. Il est essentiel de se recentrer sur l’essentiel… et donc de savoir ce qui est essentiel.

Redéfinir cette notion de priorité, se recentrer sur ce qui est essentiel pour vous, dans le contexte qui est le votre, va aide à ne plus vous mettre la pression sur ce sort de ce contexte.

En appliquant ces principes, vous réaliserez que nombre d’urgences n’en sont pas. Dans ces conditions vous avez moins de priorités. Donc moins de raisons de vous mettre la pression !

Habitude 2 : accepter de faire des erreurs

Personne n’est parfait. Nous ne sommes pas des machines qui répètent les mêmes choses à l’infini. Alors, pourquoi ne pas s’accorder le droit à l’erreur ?

Apprenons à être indulgents envers nous-mêmes. À nous pardonner plutôt qu’à nous mettre la pression. Ceci est d’autant plus important que l’échec a ses vertus ! Il est une étape importante dans le processus d’apprentissage. Je vous invite à (re)lire l’article que j’avais consacré au livre de Charles PEPIN sur les vertus de l’échec. Il vous aidera très certainement à comprendre toute l’importance de cette habitude et les bénéfices à en tirer.

S’ił fallait encore trouver un avantage à accepter de faire des erreurs, ce serait celui de séparer du regard des autres. En effet, ce poids du regard des autres, cette peur de leur jugement nous pousse à nous mettre la pression. Nous les craignions. En fait, comme je l’expliquais la semaine dernière, ce dont nous avons peur, c’est qu’ils se détournent de nous. Nous ne voulons pas les décevoir pour ne pas les perdre.

Dans ces conditions, accepter de faire des erreurs et se dégager du regard des autres, c’est aussi ne plus s’enfermer dans une dépendance affective. C’est gagner en liberté.

Habitude 3 : prendre son temps

À l’époque lointaine où nous risquions de nous faire dévorer par un prédateur, le stress n’avait qu’un seul but : assurer notre survie. Les réactions chimiques, hormonales et les réflexe qui étaient associés nous permettaient de détecter le danger et de le fuir le plus vite possible.

Aujourd’hui, les prédateurs ont changé. Ils ne nous chargent plus pour nous dévorer. Le stress, lui, nous fait toujours courir. De même, nos doudous électroniques – téléphones et tablettes – créent une distorsion du temps. Nous vivons dans un sentiment d’urgence permanente qui pousse à se mettre la pression. Il est temps de ralentir.

L’une des craintes majeures vis-à-vis de cette habitude est de ne pas réussir à s’en sortir. De ne pas avoir le temps de tout faire.

C’est pourquoi cette habitude n’arrive qu’en troisième position. Pour réussir à la prendre, les deux premières sont nécessaires à son acquisition. En effet, redéfinir la notion de priorité va avoir un effet majeur sur votre capacité à ralentir. De même, se séparer du regard des autres vous aidera à vivre sereinement la situation.

Par ailleurs, ralentir n’est pas s’arrêter et ne plus rien faire. Au contraire, c’est arrêter de se mettre la pression pour travailler à son rythme. Ce qui permet, aussi étonnant que cela paraisse, de faire souvent plus et mieux ! Comment est-ce possible ? Je vous laisse le découvrir dans cet article.

Vous avez toutes les cartes en main

Avec ces trois habitudes, vous avez toutes les cartes en main pour arrêter de vous mettre inutilement la pression.

Oui, j’ai bien dit “inutilement”, car il y a des moments se mettre la pression reste nécessaire. Mais cela doit rester une bonne pression. C’est celle qui vous motive, qui vous pousse à avancer vos projets, à vous dépasser. C’est un acte choisi et délibéré et non plus imposé ou subi.

À vous tous les changements !