Pratique de la relaxation à l'écoleL’école est un lieu particulier pour la pratique de la . Cette dernière doit s’inscrire dans un cadre pédagogique et obtenir les résultats présentés dans notre article précédent demande de s’adapter autant au jeune public qu’à l’environnement particulier que représente l’école.

Cet article va nous permettre de mettre en avant quelques points particuliers de cette démarche.

La forme de la relaxation à l’école.

Le contenu et la durée des doivent s’adapter au public. Il n’est donc pas possible d’effectuer le même type de en grande section de maternelle, en primaire, au collège ou au lycée.

Pour les plus jeunes, le manque d’anticipation naturel de leurs sensations et la difficulté de certains à simplement fermer les yeux nous orientent vers la mise en oeuvre de séquences rapides, ne dépassant pas plus de 5 minutes. Ce format très court, répété de façon très régulière permet de mettre en place de véritables moments de détente ou de retour au calme. En effet, il faut garder en mémoire que ces séquences peuvent avoir deux objectifs distincts :

  • La récupération physique et mentale pour pallier aux journées trop longues et à l’activité intense imposée par le rythme de vie subi par les enfants.
  • L’amélioration de la capacité de concentration et donc d’ par la pratique d’exercices ciblés.

On peut également utiliser ces dans le cadre de l’accomplissement des directives de l’éducation nationale qui stipulent « … dans cet esprit, l’épanouissement du corps est un objectif majeur de l’enseignement primaire. » (Qu apprend-on à l école maternelle ? Les programmes officiels 2012-2013). Mais cette démarche devra tenir compte de facteurs importants au bon déroulement de ces séances :

  • Jusqu’à 6 ans, les enfants n’ont pas complètement acquis leur schéma corporel, ils sont encore en phase d’acquisition. Ils apprennent à connaître leur corps au travers de sollicitations diverses. Si certains exercices permettent d’avancer dans cette acquisition, il est important d’utiliser un vocabulaire adapté pour la mise en place de consignes adaptées.
  • Pour cette même raison, les notions de contraction ou de décontraction seront étrangères aux plus petits. Il conviendra donc d’adapter cette séquence sous forme de jeux de doigts ou de mouvements simples qui auront pour objectif la relaxation.

Que ce soit avec les tout petits comme avec les élèves d’école primaire, il faut également tenir compte du fait que les enfants se lassent très rapidement. La diversité des exercices est très importante. Mais il faut également savoir revenir sur d’anciens exercices, car cette démarche permet à l’enfant de prendre conscience de ses progrès et ancrer les acquisitions.

Après 7 ans, les séances peuvent progressivement s’allonger. Avec l’acquisition de son schéma corporel et du vocabulaire, l’enfant peut être guidé dans un apprentissage de la relaxation basé sur l’utilisation du souffle et des notions de contraction et décontraction. Il découvrira progressivement son corps au travers des sensations. Il apprendra à se concentrer et à se calmer, jusqu’à savoir maîtriser seul ces techniques, sans le guide de l’adulte.

La pratique de la relaxation avec les adolescents est très proche de celle pour adultes. Ce sont donc les apports qu’il faut favoriser : la gestion du stress face aux examens, la récupération physique pour accompagner les périodes de révision intenses… mais nos adolescents ne doivent pas être uniquement considérés comme des bêtes à concours. L’adolescence est également un moment charnière de la vie, un moment où l’adulte en devenir se construit au travers de l’image de son corps et de sa relation aux autres. La relaxation peut aussi être utilisée pour développer cette image positive et cette confiance en soi qui faciliteront leur intégration dans ce monde d’adultes.

Mais attention, ce travail avec l’adolescent , comme avec l’enfant, doit rester centré sur la notion d’impressions et de sensations. La relaxation, de par sa déontologie, n’a pas pour objectif d’analyser l’adolescent en accédant à l’intime. Cette action reste le seul domaine du thérapeute, qu’il soit psychologue ou psychiatre.

La mise en oeuvre à l’école

Là où d’autres pays mettent à disposition des élèves des personnes et des structures intégrées à l’école, en France, nous devons compter sur la disponibilité et la formation des équipes pédagogiques pour accompagner nos enfants.

Si cette démarche se justifie pour les plus petits de par la forme même que prennent les séquences de relaxation, il faudra compter sur les professeurs d’EPS, les infirmier(es) quand ils existent encore ou un professeur volontaire pour assurer ce type d’atelier avec nos adolescents. Quand aucun de ces profils n’existe, l’école se trouve face au choix parfois difficile d’un intervenant extérieur.

La professionnalisation du statut de sophrologue au travers des démarches d’inscription de certaines écoles au RNCP et la création de syndicats professionnels qui s’assurent d’une formation solide de leurs membres, facilite le choix de cet intervenant pour les chefs d’établissement ou les associations de parents.

Pour les collèges et lycées, la relaxation trouve facilement sa place au sein des activités périscolaires, le midi. La nécessité d’une pratique régulière semble aller à l’encontre de l’insertion de ce type d’activité au sein des différents cycles de pratique sportive. Ces cycles sont limités à un trimestre et sont obligatoires. Au collège comme au lycée, la relaxation se doit d’être facultative et uniquement sur la base du volontariat.

A l’école, la relaxation peut également s’effectuer sur le temps périscolaire, avant ou après la cantine voir le soir, après 16 h 30. Mais, comme cela a été abordé précédemment, cette relaxation peut s’intégrer aux différents rituels qui rythment la vie en classe et permettre un retour au calme et à la concentration lors des retours de récréation ou la fin des activités corporelles. Dans ce cas particulier, le recours à un intervenant extérieur est difficile, voire non souhaitable. Sa seule action serait de transmettre aux enseignants concernés les méthodes et techniques de relaxation complémentaires, de les accompagner dans leur phase d’apprentissage, mais surtout de les laisser juger de l’opportunité et du mode d’action.

Le financement des activités de relaxation à l’école

Les besoins matériels liés à la mise en place d’une activité de relaxation sont minimes : un local chauffé normalement et permettant d’être au calme, des chaises pour les plus grands, des tapis de sol ou des couvertures… rien de plus pour commencer la relaxation !

Si l’école doit faire appel à un intervenant extérieur qu’il faut financer, de nombreuses solutions existent : les plans d’action éducative (PAE financé par l’Éducation nationale), les coopératives scolaires, les contrats éducatifs locaux (CEL) ainsi que les subventions du fond d’action sociale (FAS), des conseils généraux, de la CAF… voir de mutuelles ou d’entreprises (Sources : École & Relaxation)

Que vous soyez parents ou enseignants, si ce type de projets vous intéresse, la première démarche à réaliser est d’en parler autour de vous. Abordez ce sujet avec les associations de parents, les professeurs d’EPS, les chefs d’établissement, les proviseurs.

Pour les actions sur le temps périscolaire, les activités sont gérées et financées par la mairie. C’est donc le conseiller municipal chargé des cantines et du temps périscolaire qu’il faudra contacter pour faire bouger les choses.

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