adolescentL’adolescence est une période charnière. On la dit ingrate et difficile, mais quel est la source de ce stress qui touche les adolescents ?

Pour qui cette période est réellement la plus dure : pour eux, qui découvre la vie, s’affirment et s’autonomisent, ou pour nous qui les voyons grandir et s’éloigner un peu plus ?

Sans nous en rendre compte, ne sommes-nous pas, parfois, la première source de stress de nos adolescents ?

Nos adolescents et nous

Notre système scolaire est conçu sur le principe de sélection et, comme tous parents, nous souhaitons le meilleur pour nos adolescents, car nous avons tous des ambitions pour eux, nous voulons qu’ils réussissent socialement. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir annoncer fièrement : « le mien a fini une grande école et a déjà quelques propositions d’embauches au sein de grandes sociétés… ». Nous voulons leur assurer un avenir et en être fiers.

Pour cela, nous sommes prêts à tout sacrifier et à prendre toutes les décisions nécessaires pour leur donner toutes les chances : choix de langes exotiques, ou mortes, qui assureront leur sélection dans les meilleurs établissements aux niveaux et taux de réussites hors normes. Orientations dans des filières « Européennes » pour les rendre bilingues alors que nous ne le sommes pas, cours particuliers en math… nous pouvons aller jusqu’à déménager ou domicilier nos enfants chez un autre membre de la famille ou des amis en fonction de la carte scolaire! En dehors de l’école, qu’il fasse du sport ou joue d’un instrument, autant qu’il soit le meilleur : compétitions, concours, examens, toutes les occasions sont bonnes pour donner à notre adolescent l’envie d’être le premier !

Mais c’est oublier que l’adolescence est une période de transition et de construction de soi. L’adolescent est pris entre la personnalité que nous lui imposons – soit le meilleur, soit fort, soit brillant – et celle qu’il se construit sans savoir encore ce qu’il souhaite vraiment. C’est une période de doutes, où il se redécouvre, où tout change pour lui, où il doit faire face à son corps et cette image en construction, où il s’ouvre aux autres et se confronte aux joies et aux peines qui vont construire sa personnalité.

La difficulté du rôle de parent réside donc dans le fait de trouver le bon équilibre pour son adolescent. Il faut réussir à le guider, l’épauler et le soutenir plutôt que de le surcharger ou lui transférer le poids de nos propres angoisses sur son avenir.

La quantité de travail nécessaire, la pression psychologique, la peur d’échouer, de nous décevoir et de ruiner tous ces efforts et ces sacrifices que nous avons faits pour lui, l’impression de vivre dans une société où seuls les meilleurs ont leur place, tous ces facteurs concourent à créer chez l’adolescent une angoisse qui, quand elle est trop forte, s’exprime parfois au travers de conduites dangereuses ou addictives.

La sophrologie pour les adolescents

Accompagner son adolescent, ne se limite pas à lui imposer une langue ou des cours supplémentaires, c’est aussi lui apprendre à gérer son stress, à se reposer et se ressourcer pour mieux se préparer puis récupérer. L’accompagner, c’est aussi l’aider à se construire, à faire ses choix et à devenir celui qu’il a décidé d’être.

La sophrologie offre différentes techniques qui peuvent aider votre adolescent dans cette période difficile. Dans ce monde du paraître qu’est le nôtre, travailler sur la confiance en soi et l’acceptation de l’image de son corps aide à soulager certaines angoisses, en particulier chez les jeunes filles pour qui la puberté, le regard de l’autre et les canons imposés par notre société sont sources de stress.

Les techniques de gestion du stress s’appliquent également à la préparation aux examens. Apprendre à rester concentré, à maîtriser son corps et son esprit, à garder la tête claire, mais aussi à dormir pour récupérer entre les examens.

Parce que personne n’est infaillible et que l’échec ne doit pas donner un coup d’arrêt définitif, le sophrologue peut aider votre adolescent non seulement dans l’acceptation de ce dernier, mais surtout l’aider à retrouver la motivation nécessaire pour essayer à nouveau.

Mais, une fois encore, je rappellerai que la sophrologie à ses limites. Il existe des comportements comme l’alcoolisme, les addictions, l’anorexie ou la dépression pour lesquels seul un thérapeute peut agir et où un véritable dialogue doit s’établir entre ce dernier, l’adolescent et les parents.

 

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