Temps de lecture : 3 minutes

Sophrologie ludique« Ah, oui, je comprends mieux, sophro… comme souffrance ! »

Ce résumé, d’une voisine qui venait de découvrir ma plaque et à qui je venais d’expliquer à quoi servait et dans quel cas on pouvait utiliser la sophrologie, m’a fait prendre conscience d’une chose importante : souvent, on ne considère la sophrologie que dans le traitement  de problèmes !

Que ce soit le stress, des problèmes de sommeil ou de confiance en soi… la sophrologie apparaît comme une des solutions à un ou des maux.

On oublie souvent que la sophrologie peut également être agréable, ludique et voir même créative et cela quelque soit votre âge et le contexte.

Sophrologie ludique

Créée en 1985 par Claudia Sanchez et Ricardo Lopez, la sophrologie ludique ® est une application des travaux du professeur Caycedo qui s’appuie sur le jeu et les activités corporelles.

La sophrologie ludique ® adopte une approche très différente de l’approche classique de la sophrologie, avec très peu voir pas de vocabulaire technique.

Son objectif est d’ouvrir l’accès et de permettre l’application des techniques de sophrologie au plus grand nombre : enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, entreprises…

La sophrologie ludique ® fait appel à des techniques comme la danse, le théâtre ou toute autre forme d’activités qui permettent d’exprimer des sentiments au travers du corps et du jeu. Cette démarche part du principe que l’être humain peut être ludique toute sa vie.

Jouer nous permet de grandir. Il n’y a rien à développer; tout est à reconnaître, tout est déjà en nous. L’instant du jeu intègre le biologique et le culturel, en nous permettant d’être nous-mêmes.

On retrouve cet esprit ludique dans de nombreux exercices de sophrologie pour enfants et adolescents. Il ouvre un espace où n’existent plus que des joueurs et leur jeu. La relation adulte / enfant est suspendue, un lien différent se crée et la communication s’établit dans la joie et le plaisir du jeu.

Sophrologie et créativité

Dans son excellent livre « l’homme aux deux cerveaux « , Daniel Pink nous montre comment nous sommes passés de l’ère de l’information, celle des «travailleurs du savoir» et de l’hémisphère gauche du cerveau, à l’ère conceptuelle qui fait davantage appel à l’hémisphère droit du cerveau, celui de la créativité.

La créativité, c’est à dire la capacité à imaginer ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème est devenue l’enjeu majeur des entreprises.

Nous sommes tous créatifs. Tous autant que nous sommes, nous pouvons être source de nouvelles idées… à condition parfois de réussir à lever les freins qui nous retiennent.

L’école, le stress, la routine, la confiance en soi, la peur de l’image de soi au sein de l’entreprise son parmi les freins les plus courants à notre créativité. Savoir les dépasser est donc la première étape de la créativité.

Si vous pratiquez le brainstorming au sein de votre entreprise ou que vous êtes fan de pictionary en famille, vous avez sans doute appliqué quelques techniques de sophrologie sans le savoir. Si, au contraire, ce type d’exercice vous est difficile, alors la sophrologie peut vous aider.

En effet, pour provoquer « l’étincelle créative », les techniques pour développer la confiance en soi, apprendre à visualiser et lâcher prise entrent en bonne place, juste après l’envie de se faire plaisir et de jouer.

Il faut encore porter en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante – Nietzche

La créativité peut également passer par l’art. En dehors de ses application psychothérapeutiques, le dessin et le mandala sont deux expressions de la créativité ouvertes à tous. On retrouve un fort aspect ludique dans le mandala, au travers des règles et du jeu lié à la complexité.

Encore plus

Ces techniques offertes par la sophrologie, associées à l’empathie donnent également naissance à des expériences de créativité exceptionnelles. Pour vous en donner une idée, je vous invite à découvrir cet article sur L’Ecoute Subtile®, créée par Nathalie Bentolila, que j’ai découvert lors d’un évènement organisé par une association dans le domaine de la gestion de projet.

En quelques minutes, par des exercices de lâcher-prise, de respiration et de chant, elle a réussi à créer une véritable empathie et une cohésion entre des participants qui ne se connaissaient pas. Une fois de plus, le jeu et le plaisir de faire étaient au centre de la démarche.

J’espère que ce petit tour d’horizon vous aura montré quelques points agréables de la sophrologie et que vous aurez compris qu’elle n’est pas systématiquement associée à des moments difficiles.

Ceux d’entre vous qui sont venus assister à la ballade des 5 sens ou à l’atelier auront également découvert que la méditation de pleine conscience ouvre également de belles perspectives et que, comme la sophrologie, cela ne se résume pas à des postures austères et un langage très technique, mais que le plaisir a sa place, une grande place.