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Choisir n’est pas obligatoirement renoncer

ChoisirChoisir c’était renoncer pour toujours, pour jamais … (1)

Combien d’entre nous on eu cette impression, ce sentiment, que choisir ce qu’il veulent faire, être, aimer – ou pas – a pour conséquence implicite de devoir abandonner tout espoir d’autres voies ?

« Je suis moi, je suis ce que j’ai envie d’être, le reflet de valeurs que j’ai choisi » combien d’entre nous peuvent prononcer cette phrase sans arrières pensés, sans y mettre le moindre bémol ?

Nous avons tous été obligés, à un moment de notre vie, de faire des choix guidés par un sentiment de devoir ou sous la contrainte d’obligations vis-à-vis de notre entourage. Pour certains, ce n’est qu’un lointain souvenir. Pour d’autres, c’est un véritable frein à toute action, qu’il est temps de lever.

Choisir, vraiment ?

Nous passons notre vie à choisir entre plusieurs options. Pour être plus précise, notre cerveau passe son temps à choisir pour nous : à droite ou à gauche, bleu ou rouge, sucré ou salé, A ou B…

Si nous prenions vraiment le temps de choisir, de balancer le pour et le contre, d’analyser en toute objectivité, de prendre des décisions sur des critères objectifs… soit nous serions les petites soeurs de monsieur Spock, soit nous ne pourrions rien faire de nos journées, car chaque décision nous prendrait un temps considérable ! Pensez simplement au nombre de choix qui se posent à nous simplement pour travailler, conduire, faire les courses…

Pour pallier à cela, notre cerveau prend en charge l’immense majorité de ces choix sans nous solliciter directement. Cette prouesse n’est possible que parce que nous lui avons appris, nous l’avons programmé… ou du moins c’est ce que nous pensons.

Nous sommes tous persuadés que nous sommes maîtres de nos choix, pourtant la science nous montre le contraire.

Le pilote dans l’avion

Que pensez-vous qu’il se passe quand on confronte des gens de toutes origines sociales, religieuses, culturelles, géographiques, à une situation imaginaire (un train fou, des passants sur les voies et un aiguillage) dans laquelle ils doivent choisir entre ne rien faire et causer la mort de cinq personnes ou une action qui sauverait ces dernières, mais qui tuerait indirectement une sixième personne ?

la réponse est unanime : 95% d’entre eux vont choisir la seconde solution. Le score descend un peu (89%) si la solution pour sauver les cinq malheureux consiste à pousser la sixième personne et de causer ainsi directement sa mort. La science nous montre que presque tout le monde prend la même décision dans ce type de situation.

Par contre, dans les situations moins extrêmes, plutôt que l’instinct de survie et de protection, notre cerveau va choisir en fonction de notre éducation, des messages reçus de nos parents, de nos professeurs, de notre entourage.

Conflits, frustrations et illusions

Notre cerveau a été éduqué tout au long de notre vie, au travers de notre culture, de notre éducation et de nos expériences. Il a enregistré ce que nous avons appris comme étant le « bon » comportement, le bon choix. Il est devenu notre pilote automatique et ne nous sollicite plus que lorsqu’il n’a pas été programmé ou quand nous risquons de sortir de cette norme que nous avons acquise.

Ajoutez à cela une vision du temps linéaire qui renforce la certitude que nous avons de ne pouvoir faire qu’un seul choix… et vous obtenez ce sentiment que le choix équivaut à un renoncement dès que vous hésitez entre vos valeurs, vos objectifs de vie et ce que votre cerveau vous recommande et qui est souvent ce que les conventions, les autres, attendent de vous.

Prendre des décisions est un acte valorisant. Être capable de décider par soi même, d’essayer, de tenter, est une preuve de confiance en soi et surtout de l’affirmation de soi. Se sentir obligé de répondre aux attentes extérieures plutôt que de décider par soi même peut donc rapidement devenir une énorme source de frustration que vous avez certainement déjà rencontrée.

Maintenant, que se passerait-il si vous accordiez moins d’attention à ce que vous pensez que l’on attends de vous ?  Comment réagiriez-vous si vous arrêtiez d’essayer d’être parfaite, selon des critères qui ne sont pas les vôtres ?

Et s’il était possible de faire, d’essayer ? Et si vous partiez du principe que choisir une option à un moment donné n’interdit pas d’essayer la seconde plus tard ? Et si vous appreniez à prendre du recul, à lâcher-prise, à ne plus fonctionner en pilote automatique ?

Quels risques y a-t-il à essayer ? Ils sont nombreux : vous pourriez redécouvrir le plaisir de vivre l’instant, ici et maintenant, vous pourriez avoir une vie plus proche de vos valeurs, vous pourriez vous soulager du sentiment de devoir qui pèse si lourd, vous pourriez … être vous !

Bibliographie

(1) Nourritures terrestres, André Gide – Gallimard

Par |2018-04-29T14:09:46+00:0031/08/2015|Changement, Confiance en soi, Stress|

10 Comments

  1. Michele Guerin
    Michele Guerin 9 septembre 2015 à 1 h 05 min

    Et vous voulez me faire faire un test alors que je ne vous ai pas parle de moi, mais de tout ce que j’ai vu autour de moi : des enfants qui font le métier qu’ont décidé leurs parents parce que les dits parents auraient voulu le faire, des gens qui se laissent manipuler à propos de tout et de rien parce qu’il est difficile d’echapper a un caractère manipulateur, etc…

    • Sabine Pernet
      Sabine Pernet 9 septembre 2015 à 8 h 19 min

      Bonjour Michele Guerin,
      Je pense effectivement que nous avons quelques difficultés à nous comprendre… Je suis en accord avec vous sur l’importance de l’influence des parents et je regrette que vous vous soyez arrêté au test (qui n’avait qu’un aspect ludique dans l’article), car le reste du texte allait dans ce sens.
      Dans mon message précédent, je vous répondais, ainsi qu’à Gécé, en essayant simplement d’ouvrir le débat sur le fait que, si l’influence des parents est absolument indéniable, elle n’est pas la seule. Ceci étant, devons nous accepter la chose comme telle et ne rien faire ? Pas de mon point de vue ! Je suis persuadée qu’en prenant conscience de la chose, en essayant d’avoir un regard critique et en remettant en cause certains points, nous pouvons sortir de cette influence quand elle n’est plus en accord avec nos objectifs.
      Pour moi, le terme de manipulation est très fort, trop fort pour qualifier la relation qu’il peut y avoir entre parents et enfants… sauf dans des cas spécifiques minoritaires et qui qui dépendent parfois de la médecine…

  2. Michele Guerin
    Michele Guerin 9 septembre 2015 à 0 h 12 min

    C’est un dialogue de sourds. Que vouliez-vous dire dans votre publication ? Mon commentaire voulait aller dans votre sens. Désolée, je ne suis pas douée pour le blabla.

  3. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 8 septembre 2015 à 9 h 43 min

    GéCé Villard, Michele Guerin, Rousseau disait que, dans sa vie, l’homme reçoit 3 éducations : celle de ses parents, celle de ses maîtres et celle de la vie… mais cette dernière contredit les deux premières !
    Pour moi, il n’y en a pas une plus importante que d’autres et je ne crois pas que beaucoup d’entre nous soient naturellement influençable. Je pense simplement que l’on nous a appris à être ce que nous sommes, sans obligatoirement solliciter notre esprit critique ou analytique. Avez vous lu cet article : http://bit.ly/messagescontraignants

  4. Michele Guerin
    Michele Guerin 8 septembre 2015 à 1 h 45 min

    Beaucoup de gens sont influençables et ne sont jamais eux-mêmes.

  5. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 7 septembre 2015 à 8 h 52 min

    Michele Guerin,
    Je ne crois pas que l’on doive se « débarrasser », si tant es qu’on le puisse, d’une influence. Celle de des parents, comme celle de tous ceux qui ont contribué à faire de nous ce que nous sommes, a son importance.
    Je préfère apprendre à prendre du recul, à avoir un regard critique et apprendre à faire mes propres choix que de me couper de ce qui fait mes racines.

  6. Michele Guerin
    Michele Guerin 4 septembre 2015 à 19 h 19 min

    Avant de faire un choix, il faut se débarrasser de l’influence des autres, en particulier de celle des parents.

    • GéCé Villard
      GéCé Villard 8 septembre 2015 à 7 h 10 min

      n’importe quoi!! la premiere et plus importante de toutes est celle des parents

    • Michele Guerin
      Michele Guerin 8 septembre 2015 à 10 h 54 min

      Certainement mais cela peut être en bien ou en mal.

  7. Melanie Garcia 1 septembre 2015 à 2 h 15 min

    J’ai vraiment ressenti cela lorsque je suis partie vivre à l’étranger. Tous mes repères et mes choix façonnés suivant ma culture, mon éducation et mon pays étaient remis en question chaque jour, par mon nouveau pays d’adoption. C’était très étrange et frustrant justement car je me sentais obligée de me justifier de mes choix différents des leurs, à chaque moment. Et finalement cela m’a apprit à prendre du recul par rapport aux décisions que je prenais et pourquoi je les prenais, si cela venait vraiment de mes convictions ou de ce que l’on m’avait appris. Et je me sens beaucoup plus libre finalement aujourd’hui, cela a été un réel apprentissage !

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