sport et sophrologieLe sport ne se limite pas à la force brute et à l’entraînement pour réussir en compétition. L’aspect psychologique joue un rôle essentiel dans la réalisation de nos actes et surtout dans leur réussite. La préparation mentale fait partie intégrante de la préparation sportive, quel que soit le niveau de pratique.

Sport et psychologie

Les premières expériences en psychologie du sport ont été réalisées par Norman Triplett, psychologue de l’université de l’Indiana, en 1897. À cette époque, déjà, l’objectif était de comprendre les mécanismes de la motivation et les effets de la présence d’une personne extérieure sur la performance.

Ces travaux ont ouvert la porte à de nombreuses expériences et à la mise en place d’un véritable « savoir » et de connaissances scientifiques sur la psychologie du sport qui se développeront à travers le monde en s’appuyant sur les travaux à de nombreux chercheurs.

C’est dans ce contexte qu’en 1967 Raymond ABREZOL a développé sportive pour accompagner l’équipe de Suisse de ski. Les techniques mises en oeuvre ayant donné de bons résultats aux Jeux olympiques d’hiver de 1968, malgré le sacre de Jean-Claude Killy, d’autres sports ont décidé d’utiliser ces méthodes et de les adapter à leur discipline.

Le constat sur le terrain

La compétition, qu’elle soit individuelle ou collective, est un contexte particulier auquel les participants n’ont d’autres possibilités que de s’adapter. Dans son ouvrage « Comprendre et pratiquer la sophrologie », Bernard Etchelecou nous rappelle très justement les faits :

Il faut beaucoup de travail, de tension, de fatigue, pour établir des records qui restent éphémères; perpétuelle mise à l’épreuve des sentiments d’estime de soi […] le regard de l’autre est perçu plus jugeant que réellement motivant […] Les supporters s’identifiant sans réserve au champion qui incarne leur idéal, ont des attentes démesurées.

Pour résister à cette pression, en plus des aspects physiques ou techniques, la compétition demande aussi à l’athlète :

  • De savoir s’adapter au contexte et gérer le qu’il peut provoquer : lieu inconnu, l’entourage, l’absence de repères familiers, le doute…
  • De différencier performance à l’entrainement et compétition : la première n’étant pas obligatoirement un gage de réussite en compétition.
  • De prendre plaisir à participer, quelle que soit l’issue.
  • De se couper temporairement des problèmes extérieurs : tous les problèmes de la vie privée ou de la vie professionnelle doivent être mis entre parenthèses, le temps de la compétition, pour libérer l’esprit des éléments qui pourraient le détourner de son seul but : gagner.

La réalité des vestiaires est bien différente de cette vision. Pour beaucoup d’athlètes, les résultats en compétition sont bien inférieurs à ceux de l’entraînement. Que ce soit à haut niveau ou pas, on ne compte plus les insomniaques et les malades la veille des compétitions. Les médecins des équipes de France, toutes disciplines confondues peuvent en témoigner.

Quand on arrive dans le milieu du sport de haut niveau, les enjeux renforcent la pression et les différentes études mettent en avant le fort besoin d’accompagnement aussi bien dans la préparation que dans l’analyse des réussites comme des échecs .

Les applications de la sophrologie dans le sport

sportEn milieu sportif, les applications de la sophrologie sont nombreuses. Les différentes techniques développées depuis 1967 permettent de travailler autour des trois domaines que sont la préparation amont, l’accompagnement durant l’épreuve et l’accompagnement après l’épreuve.

Durant la phase de préparation amont le sophrologue travaillera sur le développement du schéma corporel, la connaissance de son corps, de ses limites. On apprendra également à travailler la concentration, la motivation et la ou en l’équipe pour les sports collectifs.

Durant l’épreuve, la sophrologie apportera les techniques de renforcement de la motivation et travaillera la récupération, y compris pour le sommeil. Elle aidera à résister psychologiquement et physiquement, elle contribuera à conserver toute l’attention et ses capacités d’anticipation et de créativité.

En phase de récupération, elle accompagnera le sportif dans l’analyse et la prise de recul vis-à-vis de sa performance. Elle facilitera la récupération physique et psychologique. En cas de blessure ou de défaite, elle permettra de dépasser cette situation difficile et de se motiver pour reprendre l’entraînement et la compétition.

Les techniques de sophrologie dans le sport

Le domaine particulier du sport demande la mise en oeuvre de nombreuses techniques : respiration, dynamique, geste signal, sophro-acceptation-progessive, sophro-substitution sensorielle…

Si l’on voulait forcer le trait et faire une synthèse assez caricaturale, nous pourrions ramener cela au principe de Coué : « Toute pensée occupant notre esprit devient vraie pour nous et a tendance à se transformer en acte ». Toutes ces techniques vont dons être utilisée pour prendre de bonnes habitudes, changer les schémas négatifs, déconditionner puis reconditionner, gérer les sensations de ou de bien-être, visualiser et mémoriser les gestes techniques…

Il existe autant de possibilité et de combinaisons que de besoins. Le choix et la mise en place de ces techniques nécessitent donc un échange entre le sportif, l’entraîneur et le sophrologue. Ce dernier adaptera son action aux objectifs, besoins et directives des deux premiers.

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