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Sophrologue : un pompier du stress ?

pompier stressLe sophrologue, comme le pompier est souvent appelé alors que le feu attaque la maison. Mais est-ce son rôle ?

La sophrologie est-elle faite pour se pratiquer dans l’urgence ?

Le sophrologue est-il un pompier du stress et a t’il un rôle de sauveteur ?

Le contexte

Pour débuter ce billet, replaçons les choses dans leur contexte habituel : nombre de personnes viennent à la sophrologie pour répondre à un besoin que l’on peut qualifier de temporaire, voir immédiat.

En effet, la sophrologie, comme n’importe quelle autre technique de relaxation, est envisagée comme un moyen de compenser un quotidien stressant que l’on a de plus en plus de mal à maîtriser, ou pour répondre à une urgence : un évènement familial ou professionnel difficile à surmonter, un problème de santé à accompagner, une difficulté à surmonter…

Souvent, notre premier travail de sophrologue est de répondre à cette demande ponctuelle. Pourtant, d’un point de vue « éthique », nous pouvons nous poser la question de l’efficacité d’une telle démarche.

D’autant que nous constatons parfois l’abandon de nos patients, déçus par la brièveté des effets. Ce sentiment d’échec, partagé, est d’autant plus fort qu’il arrive après de nombreuses heures de séances.

Une méthode progressive.

L’une des particularités de la sophrologie est d’être une méthode progressive, qui se limite à trois phases principales :

  1. La phase de découverte, dans laquelle nous vous accompagnons dans la prise de conscience de votre stress, de ses effets et conséquences physiologiques.
  2. La phase de conquête, durant laquelle nous vous transmettons les outils et techniques qui vous aideront à développer la maîtrise de votre stress
  3. La phase de transformation, durant laquelle vous agissez en pleine conscience. Vous avez appris à décrypter les signaux de votre corps et à y apporter les réponses adaptées à votre bien-être.

Ces trois phases nécessitent l’acquisition d’outils et de techniques, mais s’arrêter à cela serait passer à côté de l’essentiel : ces outils et techniques s’inscrivent dans une démarche plus globale.

La sophrologie n’étant ni une religion ni une philosophie, on peut assimiler cette démarche globale à une hygiène de vie. Elle permet de prendre soin de son esprit et de son bien-être comme on prend soin de son corps.

La cause première de l’échec

Dans de nombreux cas, le sophrologue est donc sollicité, comme un pompier, pour éteindre l’incendie avant que la maison ne brûle et que vous n’atteignez le burn-out.

Cependant, réduire la sophrologie à une action ponctuelle revient à faire sortir le pompier dès que les flammes ont disparu, sans prendre le temps d’éteindre le feu qui couve sous le plancher. C’est ce feu qui reprendra plus tard. Rappeler le pompier donnera l’impression de n’avoir pas progressé, de devoir reprendre à zéro… c’est une source de démotivation.

Pourtant, il est non seulement possible d’éteindre ce feu, mais également de mettre en place la prévention incendie qui limitera les risques de reprise, et de retour du pompier.

Le pompier, c’est vous

Pour atteindre cet objectif, il faut accepter de voir la sophrologie sous l’angle de l’hygiène de vie qu’elle permet de développer sur le long terme plutôt que dans l’urgence.

Attention, loin de moi l’idée de vous demander de vous engager sur des centaines de séances chez votre sophrologue, cela n’aurait aucun sens.

Non, je vous propose une approche plus intense et plus régulière. Une approche qui apporte les outils nécessaires pour vous permettre de construire sur le long terme.

Plus intense, car elle s’appuie sur les deux piliers que sont, la pratique encadrée, d’une part, mais surtout une pratique personnelle d’autre part. La pratique encadrée, avec un professionnel, sur un sujet précis et dans un temps donné, vous apportera les outils et techniques. Mais seule la pratique personnelle, régulière et constante, même après avoir terminé la pratique encadrée, vous permettra de les intégrer.

L’objectif premier du sophrologue est de vous transmettre les techniques et outils dont vous avez besoin. Si vous ne faites aucun effort pour les acquérir et les intégrer, vous ne serez pas en mesure de les utiliser de façon naturelle lorsque vous en aurez besoin. Imaginez un pompier qui sortirait le mode d’emploi de son matériel pour éteindre le feu, quel espoir avez-vous ?

Vous l’aurez compris de façon implicite, les bénéfices de la sophrologie se trouvent dans la durée et la pratique personnelle. Pratiquer régulièrement permet non seulement de développer la prévention, mais elle fait également de vous votre propre pompier en cas d’incendie… à ceci près que votre exercice de la planche sera certainement moins sportif, mais tout aussi efficace dans votre vie de tous les jours.

Par |2018-08-06T09:30:55+00:0010/02/2014|Stress, Technique|

7 Comments

  1. Nanou Álvarez
    Nanou Álvarez 6 août 2018 à 9 h 43 min

    partagé 🙂

  2. Murielle Medda
    Murielle Medda 6 août 2018 à 9 h 36 min

    Merci Sabine Encore un excellent article que je partage avec grand plaisir

  3. Virginie Saxer Sophrologue DU
    Virginie Saxer Sophrologue DU 6 août 2018 à 9 h 14 min

    Merci Sabine

  4. Brigitte Moutté
    Brigitte Moutté 6 août 2018 à 9 h 06 min

    Merci pour ce très bel article, bien expliqué, je partage.

  5. Danièle Deffontaine
    Danièle Deffontaine 6 août 2018 à 9 h 05 min

    Super article Sabine,Merci!

  6. Delphine Charriere Sophrologue
    Delphine Charriere Sophrologue 6 août 2018 à 8 h 51 min

    Merci pour cet article Sabine Pernet. Je partage. La sophrologie n’est pas une baguette magique 😉

  7. Sonia Antunes - Sophrosphère
    Sonia Antunes - Sophrosphère 6 août 2018 à 8 h 36 min

    Merci Sabine pour cet excellent article! Je partage!

Les commentaires sont fermés.

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