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Que votre parole soit impeccable : un 1er accord bien difficile

paroleLa parole est l’un des éléments de base, l’une des caractéristiques essentielles à toutes sociétés.

Si elle encourage, porte et motive, elle peut aussi blesser, enfermer ou même tuer

Le premier des 4 accords toltèques, et probablement l’un des plus difficiles à appliquer, fait directement référence à cette arme à double tranchant qu’est la parole.

Souvent résumé en quelques injonctions, il mérite que nous tentions d’aller plus loin.

Je vous propose de faire le point sur la place de la parole dans notre société puis d’essayer d’en comprendre la force.

Parlez avec intégrité. Ne dites que ce que vous pensez vraiment. Évitez d’utiliser la parole pour vous exprimer contre vous-même ou pour médire d’autrui. Utilisez la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’amour.

La place de la parole

Que ce soit au travers des civilisations, des religions, des continents, la parole a toujours eu un rôle prépondérant. Elle est une part importante de notre humanité actuelle et continue de forger celle à venir.

Au-delà de la parole divine ou de la loi des hommes, la parole véhicule également notre culture, nos règles sociales et l’idée implicite qu’il nous faut nous y conformer. Elle possède donc une force extraordinaire, capable d’influencer nos pensées et nos actes.

C’est la parole, celle de nos parents, celles de nos professeurs puis celle de nos proches que nous nous construisons, que nous grandissons, que nous évoluons chaque jour… à condition qu’elle le permette, qu’elle nous invite, qu’elle nous y pousse.

La parole ne vient pas toujours de l’extérieur. Qui ne s’est jamais parlé à lui même ? Avez-vous remarqué que, le plus souvent, c’était pour vous faire des critiques ? Combien d’entre vous se félicitent de ce qu’ils viennent de faire ou se complimentent de leur apparence ? Pourtant, cette habitude de ne s’adresser que des critiques peut rapidement devenir un véritable poison.

Impeccable ?

Le mot m’a parus d’autant plus fort que Don Miguel Ruiz en fait une interprétation assez particulière. Si l’étymologie de ce mot nous ramène bien à la notion de péché, dire qu’il consiste à commettre une faute contre soi même est une erreur sémantique. Le péché se rapporte au non-respect d’une loi divine, la fameuse loi morale dont nous cherchons à nous affranchir.

Dans les cas qui nous occupent, le rejet de soi comme des autres s’apparente plus à un problème «éthique », un problème de valeurs, qu’un acte contraire à la loi morale.

La parole doit être impeccable dans le sens où elle ne doit pas s’écarter des valeurs de tolérance et surtout de non-jugement. Elle doit être utilisée dans le sens de la vérité et de l’amour. Un amour ouvert, désintéressé, un amour qui rassemble à la fois la philia et l’agapé.

Dans ces conditions, elle permet non seulement d’établir des relations saines avec ceux qui vous entourent, mais elle vous apporte également attention, amour et vérité en retour.

Utilisée à tort, guidée par la colère ou l’égoïsme, la parole devient destructrice : elle blesse, enferme, annihile toute envie, toute passion. Elle est destructrice autant pour celui qui la reçoit que pour celui qui la porte.

Pour celui qui la reçoit, car nous n’avons pas toujours conscience de la portée et de la force de nos paroles sur les autres. L’exemple de la parole d’agacement d’une mère à sa fille, cité par l’auteur, est caractéristique. L’autorité, le pouvoir, l’exemple que représente la mère pour sa fille, donne une force terrible à une parole qui n’est que le résultat d’un état passager de fatigue. Les conséquences en sont terribles.

Combien d’entre nous sont victimes du même phénomène : nous modifions nos comportements, nous faisons des concessions, nous renonçons, souvent sans autres raisons que la force et l’autorité que nous accordons à la source de cette parole.

Dans ces conditions, ce premier accord toltèque prend tout son sens : soyons vigilants et efforçons-nous de ne pas transmettre nos peurs, notre fatigue, nos souffrances, au travers de nos paroles pour ne pas blesser ou enfermer l’autre dans une situation qui n’existe pas.

Au contraire, par nos mots, accompagnons, encourageons, transmettons l’amour désintéressé, plantons la graine de la confiance chez ceux que nous aimons.

Même les critiques peuvent être dites.

Il n’est pas question de tomber dans l’angélisme ou l’hypocrisie. Les choses négatives, les critiques, peuvent être dites. Il faut garder en mémoire qu’à chaque côté négatif des choses il existe un côté positif. Si la parole est dite sans chercher à blesser ni à nuire, mais à pour objectif faire progresser l’autre, si elle est constructive, le retour en sera positif.

Nous ne maîtrisons jamais l’ensemble des paramètres, de ce qui pousse l’autre à agir, alors comment juger ? Nous ne pouvons qu’exprimer nos propres ressentis, ce qui nous blesse, et l’expliquer. C’est là le sens de la vérité et de l’intégrité qui nous sont demandées par ce premier accord.

Prendre conscience de la puissance de sa parole, de son côté positif autant que du négatif est le début d’un chemin. C’est aussi un élément nécessaire aux 3 autres accords, comme nous le verrons par la suite.

Par |2018-04-29T14:09:34+00:0022/02/2016|Confiance en soi, Livres, Stress|

7 Comments

  1. Marianne Nys
    Marianne Nys 28 février 2016 à 21 h 35 min

    oui mais le 4eme accord le rend moins difficile !!!! bonne soirée a tous.

    • Sabine Pernet
      Sabine Pernet 29 février 2016 à 9 h 08 min

      Tout à fait Marianne Nys, mais une chose à la fois 😉

  2. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 26 février 2016 à 13 h 15 min

    Oui Nathalie Vallet, j’ai eu la tentation de faire le parallèle, mais le sujet était suffisamment touffu pour ne pas en ajouter. Par contre, ça reste un sujet à développer. Tu n’avais pas fait un article là dessus ?

  3. Nathalie Vallet
    Nathalie Vallet 26 février 2016 à 11 h 08 min

    difficile et passionnant… trouver sa voix… sa voie… 🙂

  4. Dalila Benhatta
    Dalila Benhatta 22 février 2016 à 10 h 38 min

    Oui la chose la plus difficile à appliquer.Cela demande une bonne connaissance de soi et une profonde sagesse….En prendre conscience c’est déjà faire un premier pas…

    • Sabine Pernet
      Sabine Pernet 22 février 2016 à 10 h 49 min

      Effectivement, en prendre conscience est un premier pas important mais aussi peut-être le plus facile. La mise en pratique, tous les jours et dans toutes les situations reste le plus difficile. Cependant, c’est un peu comme une gymnastique : les premières séances sont difficiles, laissent des traces parfois douloureuses… et puis avec le temps et la pratique, les choses sont plus fluides, plus naturelles… et les résultats nous encouragent à aller encore plus loin !

Les commentaires sont fermés.

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