Manger pour calmer son stress : les pièges du mécanisme de récompense

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Manger pour calmer son stressManger pour calmer son stress est un réflexe aussi courant que dangereux. Sucré, salé, à chacun(e) son plaisir.

Mais pourquoi avons-nous ce réflexe ? En quoi est-il dangereux ? Quel est le rapport entre et ce besoin de manger ?

Nous allons essayer d’aborder les points principaux de ce mécanisme de la récompense et comprendre ce qui nous amène à manger pour calmer son stress.

À la fin de cet article, nous verrons également plusieurs façons de faire face à cette situation.

Manger pour calmer son stress

Manger pour calmer son stress relève donc du mécanisme de récompense. Ce mécanisme peut être positif ou négatif. On parle alors soit de récompense, soit de punition.

Le mécanisme, ou système de la récompense est un système fondamental à l’ensemble des mammifères, dont nous faisons partie. En effet, ce système assure 2 fonctions essentielles :

  1. L’acquisition de comportements et la réalisation d’actions adaptées à nôtre société, à ses codes. Ce que nous appelons l’apprentissage ou l’éducation, qui peut faire appel à la récompense comme à la punition.
  2. La survie de l’espèce, car c’est lui qui nous pousse à rechercher la nourriture, éviter le danger et nous reproduire. Bien que plus nuancés, nous retrouvons ici aussi les principes de récompense ou de punition.

Le besoin de manger pour calmer son stress s’explique de façon physiologique. La sensation de faim est régulée par l’hypothalamus, située au centre du cerveau. En fonction des signaux reçus, c’est elle qui décidera d’augmenter ou réduire la sensation de faim et l’appétit.

Le stress provoque la sécrétion du cortisol. Cette hormone provoque une augmentation de l’appétit. À l’origine, ce comportement permettait de refaire le plein d’énergie et reconstituer nos réserves caloriques pour combattre ou fuir le danger.

Du réflexe à l’

Cependant, ce mécanisme n’est pas sans failles. Non maîtrisé, il mène directement à la dépendance. Que l’addiction soit à la nourriture ou à toute autre substance, ce mécanisme repose également sur celui de la récompense.

Manger pour calmer son stress est donc une réaction naturelle. Cependant, si l’aliment absorbé est agréable, comme une barre de chocolat, le cerveau enregistre le lien entre stress, chocolat et plaisir.

Par conséquent, à chaque répétition de la situation, notre cerveau réclamera sa récompense, qu’elle soit adaptée ou non. En effet, si la récompense apportée par une substance ou une action apporte du plaisir à notre cerveau, celui-ci ne se soucie plus des effets.

Pire encore, le cerveau est capable de développer une sorte de mécanisme de défense pour occulter les problématiques de dépendance. Il arrive à ne plus voir que les aspects positifs et les avantages liés à cette dernière. Il occulte volontairement les signaux d’alarme qui nous empêcheraient d’y revenir.

En cas de stress chronique, le cerveau reçoit constamment des messages de stress et réagi de façon totalement automatique. Si nous avons enregistré la relation stress-chocolat-plaisir, la réponse est donc de manger pour clamer son stress. Quel que soit l’effet sur notre organisme, nous finissons par le faire sans aucun remords ! Et cela, quel que soit la quantité absorbée et en dépit des effets que cela peut avoir.

Si nous remplaçons le chocolat par la cigarette, l’alcool ou une substance quelconque qui nous a procuré du plaisir, le mécanisme est absolument identique.

Briser le cercle de l’addiction

Comment s’empêcher de manger, de boire ou de fumer pour calmer son stress ? À la lumière de ce que nous venons de voir, il paraît évident que la privation n’est pas le meilleur moyen d’y arriver.

Premièrement, notre cerveau n’y trouve pas son compte et n’aura de cesse que de se rappeler à votre bon souvenir. Deuxièmement, avec certaines addictions, le corps peut aussi réagir.

Par conséquent, il est important de bien faire le distinguo entre les typologies d’addictions. Certaines addictions demandent un médical. La volonté, comme la , ne peut venir à bout de tout.

Pour les addictions alimentaires, car c’est le sujet du jour, il existe heureusement des solutions de contournement :

  • Redirigez votre énergie : faites du sport, bougez, prenez les escaliers, marchez. C’est un excellent moyen de vous libérer du stress sans ouvrir le placard à chocolat.
  • Profitez de la situation pour entretenir votre corps. Vous craquez, vous n’arrivez pas à vous contenir : favorisez les aliments riches en protéines. Si le chocolat est la seule solution, optez pour le chocolat noir avec au moins 50% de chocolat.

Mais la meilleure solution reste encore la prévention. Avec votre , apprenez à anticiper et canaliser ce stress.

La sophrologie ne guérit rien, elle vous aide à mieux vous connaître à mieux vous (re)sentir. Utilisez là comme outil de prévention pour éviter l’apparition du cycle infernal qui pousse à manger pour calmer son stress.

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By | 2017-02-19T18:55:09+00:00 20/02/2017|Addictions, santé, Stress|

6 Commentaires

  1. Patricia Boutin Sophrologie Broceliande

    Je vous remercie Sabine pour cet article que je partage volontiers

  2. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 21 février 2017 à 14 h 49 min␣- Répondre

    Merci à tous.

  3. Marie Duval
    Marie Duval 21 février 2017 à 8 h 05 min␣- Répondre

    Très bel article, je partage volontiers

  4. Jean Jacques Garet
    Jean Jacques Garet 20 février 2017 à 18 h 35 min␣- Répondre

    Superbe article, je partage

  5. Delphine Charriere Sophrologue
    Delphine Charriere Sophrologue 20 février 2017 à 13 h 01 min␣- Répondre

    merci pour ce bel article. Je partage

  6. Marcella Marcella
    Marcella Marcella 20 février 2017 à 10 h 51 min␣- Répondre

    Merci pour cet article si clair Sabine! Et si déculpabilisant. J’aime l’idée que de se priver violemment de quelque chose, quoi que ce soit, est également nuisible (mais différemment). Contourner autant qu’on le peut et en profiter pour réfléchir à la situation 🙂

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