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Hypnose clinique : principes et déroulement

hypnose clinique

L’hypnose clinique regroupe un ensemble de techniques connues et utilisées depuis près de 200 ans en Europe, mais dont les origines sont bien plus lointaines.

Pour autant, dans l’imaginaire collectif, ces techniques restent entourées de mystère, voire d’un soupçon de scepticisme.

Je vous propose, au travers d’une série de deux petits articles, d’essayer d’éclaircir un peu votre vision de ce qu’est l’hypnose clinique, quitte à casser quelques mythes… mais vous savez que je n’en suis pas à mon coup d’essai.

Ce premier volet va être pour moi l’occasion de poser quelques bases et de définir ce qu’est l’hypnose clinique, ses utilisations et la structure d’une séance.

Dans la seconde partie de ce dossier, nous ferons un petit détour par l’autohypnose, discipline particulière de l’hypnose clinique , que vous utilisez parfois sans le savoir ! Cela me donnera l’occasion de vous proposer d’expérimenter par vous-même, au travers d’un petit exercice d’autohypnose.

Hypnose clinique et hypnose

Posons tout de suite quelques bases qui vont permettre de sortir du débat un certain nombre de sujets. Il existe deux grands domaines d’utilisation de l’hypnose : l’hypnose clinique et ce que j’appellerai l’hypnose spectacle.

Je ne porterai aucun jugement sur cette dernière, simplement parce que nous utilisons les mêmes principes et techniques de base. Il est tout à fait possible de passer de l’un à l’autre, comme nous l’a démontré Jean-Jacques GARET.

Par souci de clarté, cet article se concentrera uniquement sur l’hypnose clinique. Désolée, je ne vous dévoilerai pas les techniques de Messmer.

L’hypnose clinique comprend plusieurs techniques : l’hypnothérapie et les techniques dans lesquelles l’hypnose est utilisée comme méthode antalgique ou en complément d’une sédation chimique.

Hypnothérapie

Dans cette première partie, comme dans la seconde, nous n’aborderons que l’hypnothérapie, c’est-à-dire l’usage psychothérapeutique de l’hypnose. L’hypnose clinique est donc utilisée comme un outil permettant le traitement ou l’accompagnement psychologique de troubles divers.

Bien entendu, tous les troubles et en particulier les troubles psychologiques ne sont pas abordables par tous les psychothérapeutes. Si l’hypnose clinique fait partie des outils utilisés par de nombreux psychiatres, l’hypnothérapeute qui ne dispose pas de cette qualité de psychiatre ou de psychologue ne pourra vous accompagner que dans certains domaines comme les addictions légères, le sommeil, l’arrêt du tabac…

Comment ça marche ?

Étymologiquement, le mot « hypnose » vient du grec « hypno », c’est-à-dire « le sommeil ». Vue de l’extérieur, une personne sous hypnose peut effectivement paraître endormie, mais ce n’est pas le cas. L’hypnothérapeute n’a pas pour objectif de vous endormir, mais de vous plonger dans un état de conscience différent de celui qui est le vôtre d’habitude.

Non, il ne suffit pas de claquer des doigts pour vous hypnotiser et le pendule ou la montre qui balancent ne sont pas obligatoires. Par contre, l’image de Kaa dans le livre de la jungle n’est pas si éloignée de certaines techniques, comme vous pourrez le constater.

La phase d’induction, c’est à dire l’accès à cet état de conscience modifié, peut s’obtenir au travers de différentes techniques dont les plus courantes sont basées sur la visualisation et la suggestion… bref, la parole.

La parole, celle du thérapeute ou la vôtre, qui guide, accompagne et rassure pour vous aider à lâcher prise et glisser dans cet état de conscience modifié recherché.

Une fois cette phase hypnotique atteinte, le thérapeute peut alors vous aider à travailler sur le sujet souhaité. Ici encore, deux écoles :

  • L’hypnose classique : elle se caractérise par l’aspect directif de l’hypnotiseur, parfois même dominant, qui suggère un changement de façon directe au patient.
  • L’hypnose Ericksonnienne : mise au point par Milton Erickson, elle ne dirige pas le patient, mais l’accompagne. Elle repose sur le postulat que l’inconscient est capable de mobiliser des ressources, susceptibles de conduire aux changements désirés, et a pour but d’amener conscient et inconscient à travailler ensemble.

Aujourd’hui, l’hypnose classique et largement abandonnée au profit de l’hypnose Ericksonnienne. L’aspect très directif de l’hypnose classique pose un certain nombre de problèmes. L’approche Ericksonnienne laisse une grande part à la volonté du sujet sous hypnose, tout comme la sophrologie. Les deux techniques sont très proches l’une de l’autre.

Pour finir, le thérapeute vous accompagnera dans la phase de sortie de l’état hypnotique et un retour à un état de conscience normal. Contrairement à la sophrologie, l’hypnose clinique ne passe pas obligatoirement par une phase d’échanges en fin de séance.

Autohypnose

Dans mon prochain article, je vous parlerai d’une technique particulière de l’hypnose clinique : l’autohypnose et, comme promis, je vous proposerai un petit exercice qui vous permettra de découvrir et d’expérimenter cette fameuse phase d’induction que nous venons de découvrir.

Par |2018-04-29T14:09:41+00:0009/11/2015|Hypnose|

12 Comments

  1. Suzanne Camps Couturier
    Suzanne Camps Couturier 11 novembre 2015 à 22 h 32 min
  2. Coco Kia Minto
    Coco Kia Minto 11 novembre 2015 à 20 h 04 min

    Vous formuler bien la question!

  3. Sabine Pernet - Sophrologue Hypnothérapeute
    Sabine Pernet - Sophrologue Hypnothérapeute 11 novembre 2015 à 20 h 01 min

    Suzanne Camps Couturier, en faits… moi aussi 🙂

  4. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 11 novembre 2015 à 19 h 59 min

    Bonjour Coco Kia Minto, je crois plutôt que la question pourrait être : suis-je capable d’identifier mes limites et là où s’arrêtent mes compétences pour accompagner sans risque un client.
    Qu’en pensez-vous ?
    Cette formulation change un peu la donne, non ?

  5. Coco Kia Minto
    Coco Kia Minto 11 novembre 2015 à 19 h 46 min

    Bonjour, j’interviens dans une maison de santé, ou il intervient également un hypnothérapeute infirmier! ses champs d’actions proposés sont : intervenir en majeure partie sur la gestion de la douleur lié notamment à des traumatismes physiques(chute en ski,..)! la psychologue qui travaille dans cette MSP est trés septique dans ses compétences lié à la prise en charge de patient dans le domaines psychopathologiques( gestion troubles anxieux du type phobie,..)qu’il dit pouvoir prendre en charge! après lecture de votre article je comprends que les hypnothérapeutes doivent rester dans leurs champs de compétences pour ne pas risquer de faire des erreurs dans leurs pratiques voir faire des dégâts comme me dit cette psychologue qui le définit comme dans la toute puissance! celui-ci affirme pouvoir savoir intervenir dans tous les domaines notamment psychopathologiques !il ne répond pas clairement quand à ses connaissances et donc ses limites de compétences quand à ses notions de psychopathologies! La vrai question est ( suis je capable ou pas d’accompagner sans risque un client )? merci pour cet article !

  6. percheron 9 novembre 2015 à 15 h 55 min

    bonjour sabine je suis actuellement en pleine dépression mais je vais tout de même un peu mieux avec une psychothérapie régulière et un traitement médicamenteux. Ce qui me gêne encore beaucoup c’est le sommeil qui est très perturbé depuis presque 20 ans. J’ai lu beaucoup de choses sur l’hypnose et entre autres qu’elle pouvait aider à améliorer le sommeil.
    Merci de votre réponse
    Nicole

    • Sabine 9 novembre 2015 à 18 h 02 min

      Nicole,
      Le sommeil est sujet complexe sur lequel peuvent intervenir de très nombreux facteurs. Il est donc difficile d’apporter une réponse complète à votre question.
      L’hypnose, ou plutôt l’autohypnose (dont je parlerai la semaine prochaine), sont effectivement des outils qui peuvent apporter des solutions efficaces à certains type de troubles du sommeil et en particulier aux troubles d’endormissement. Ces techniques peuvent faciliter l’endormissement dans certaines conditions.
      Sachez également que certains traitement médicamenteux peuvent provoquer ces troubles du sommeil. En avez-vous parlé avec le médecin qui vous l’a prescrit ?

  7. Laurence Vankeirsbilck
    Laurence Vankeirsbilck 9 novembre 2015 à 14 h 23 min

    bonjour sabine , je suis trés interessée par l hypnose clinique , mais habitant le nord de la france je ne sais pas a qui m adresser , pourriez vous me renseigner , merci

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