
À l’époque, les chiffres étaient rares. Les discussions sur les revenus, les modes d’exercice ou les parcours de formation reposaient souvent sur des impressions personnelles. Chacun observait son environnement immédiat, sans toujours disposer du recul nécessaire pour comprendre les tendances de fond.
Dix ans plus tard, cette étude sur le métier de sophrologue est devenue bien plus qu’une simple curiosité statistique.
Grâce à la participation de plusieurs centaines de praticiens chaque année, elle a permis de suivre l’évolution de la profession, d’identifier certaines transformations et, surtout, de conserver une mémoire collective du métier.
L’édition 2025 a d’ailleurs marqué une étape importante. En effet, 545 sophrologues ont répondu au questionnaire. C’est le niveau de participation le plus élevé depuis la création de l’enquête.
Ce résultat m’a évidemment fait plaisir. Il m’a également conduit à réfléchir à l’avenir de cette démarche et à la manière dont elle pourrait continuer à être utile dans les années à venir.
Une enquête qui a trouvé sa place dans la profession
Au cours des derniers mois, je me suis demandé si cette enquête sophrologue avait encore une réelle utilité.
Pour répondre à cette question, j’ai pris le temps d’observer comment elle était utilisée. J’ai constaté qu’elle circulait bien au-delà du blog Relaxation Dynamique. Elle est régulièrement relayée par des organisations professionnelles, reprise dans des échanges entre sophrologues et utilisée comme point de référence lorsqu’il s’agit d’évoquer les réalités économiques ou les conditions d’exercice de la profession de sophrologue.
Bien sûr, cette enquête n’a pas la prétention de représenter l’ensemble de la profession avec la rigueur d’une étude académique. Ce n’est d’ailleurs pas son objectif. En revanche, elle est devenue au fil des années un rendez-vous identifié par de nombreux praticiens qui souhaitent mieux comprendre l’environnement dans lequel ils exercent.
Dans un secteur où les données disponibles restent limitées, disposer régulièrement de chiffres sur la sophrologie et sur les conditions d’exercice du métier me paraît plus utile que jamais. Surtout quand on se demande s’il faut passer le pas de la reconversion ou non.
Pourquoi passer à un rythme biennal ?
Une autre réflexion s’est progressivement imposée: Les évolutions majeures de notre profession ne se produisent généralement pas d’une année sur l’autre. Les changements liés aux revenus, aux spécialisations, aux formations ou aux modes d’exercice apparaissent souvent sur des périodes plus longues.
Dans ce contexte, un rythme annuel permet parfois de constater des variations relativement modestes. Alors qu’un intervalle de deux ans offre une lecture beaucoup plus claire des tendances de fond.
Passer à un rythme biennal permettra donc d’obtenir davantage de recul sur les évolutions observées. Cela laissera également plus de temps pour analyser les résultats de cette étude sur le métier de sophrologue, les mettre en perspective et en tirer des enseignements utiles pour la profession.
Il s’agit aussi d’un choix pragmatique. Cette enquête représente un travail important de préparation, d’analyse et de publication. Espacer les éditions permettra de préserver l’énergie nécessaire pour maintenir la qualité du projet sur le long terme.
Rendez-vous en 2027 pour la prochaine enquête
Cette décision ne signifie donc pas l’arrêt de l’enquête.
Au contraire, je suis convaincue que ce nouveau rythme lui permettra de conserver sa pertinence tout en renforçant sa capacité à mettre en évidence les transformations qui traversent notre profession.
La prochaine enquête sur le métier de sophrologue sera lancée en 2027.
D’ici là, je souhaite remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette aventure au cours de ces dix dernières années. Si cette étude existe encore aujourd’hui, c’est avant tout grâce aux centaines de sophrologues qui ont accepté de partager leur réalité de terrain afin d’enrichir la compréhension collective du métier.
Depuis dix ans, cette enquête raconte l’histoire d’une profession en mouvement. Elle continuera à le faire, simplement avec davantage de recul.
Je vous donne donc rendez-vous en 2027 pour la prochaine édition de l’enquête.
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