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Stress masculin : superman aussi a le droit de souffler

stress masculin

Le stress masculin est-il particulier ?

Messieurs, cette semaine nous parlerons de vous et de ces faiblesses que vous avez tant de mal à dévoiler ou à reconnaître.

Les effets du stress masculin sont exactement identiques à ceux du stress féminin.

La différence majeure réside dans le fait que nous n’avons absolument pas la même approche, la même façon de le vivre et d’en parler.

Cette différence de comportement change tout et induit des conséquences bien différentes chez l’homme et chez la femme.

L’image de l’homme

Notre société, au travers de l’image, de la publicité ou de la presse valorise une image particulière et ambiguë de l’homme. Il doit répondre à des attentes complexes et être, tout à la fois, un leader, autonome, l’image de la réussite professionnelle et sociale, tout en restant sociable, tourné sur le relationnel et l’humain.

L’inconscient collectif a construit autour de la figure masculine ce que Carl Jung nomme un archétype, c’est-à-dire une « forme de représentation donnée a priori ». Cet archétype, que l’on retrouve en filigrane dans le profil de tous les princes charmants et superhéros, façonne la vision de l’homme idéal : fort stoïque, invulnérable… et viril.

Si cet archétype fait rêver les petites filles qui deviendront femmes, il oriente également le comportement des petits garçons qui deviendront des hommes. Et c’est à ce moment-là qu’il s’avère avoir des conséquences sur le stress masculin et sa façon de s’exprimer, ou plutôt de ne pas s’exprimer.

Ce stress masculin si difficile à exprimer.

« C’est commun, quand ça va mal, les femmes pleurent et les hommes nient. Il paraît donc important d’apprendre à reconnaître et respecter la détresse des hommes qui est différente, mais pas moins souffrante » – Sonia Lupien

Le stress masculin a cette particularité de ne pas s’exprimer facilement. Le besoin de sortir du lot ou plutôt la peur du jugement, de ne pas correspondre aux standards, fait que de nombreux hommes préfèrent intérioriser leurs problèmes.

Contrairement au stress exprimé par les femmes, le stress masculin ne se partage pas entre hommes. Le support que peuvent s’apporter les hommes entre eux est conditionné par cet archétype et le besoin irrépressible d’y coller. Entre hommes, les sentiments comme l’anxiété, l’irritabilité, la dépression ou le désespoir, qui sont les manifestations classiques du stress masculin, sont rarement exprimés quand ils ne sont pas simplement occultés.

Ce repli, manifestations d’une perte de confiance en soi, de doutes que l’on s’interdit d’exprimer, se manifeste sous une forme inattendue : une statistique réalisée auprès des plateformes d’assistance montre que 70% des hommes qui appellent pour demander de l’aide ne rappellent jamais pour le suivi. Ils osent faire le premier pas, avant de revenir en arrière.

Cet isolement provoqué par le stress masculin serait également à l’origine de comportements addictifs, ou suicidaire, plus nombreux que chez les femmes. Mais ici aussi, la parité gagne du terrain selon les sociologues.

Le droit à fendre l’armure

La lutte contre ce stress masculin au comportement si particulier revêt plusieurs aspects, mais le premier reste certainement le droit à fendre l’armure.

C’est à nous, mères, d’enseigner à nos enfants que même les superhéros ont besoin de lâcher prise. C’est à nous, femmes, de réviser notre archétype du prince charmant et d’expliquer à nos amis, maris, pères ou fils qu’il n’est pas dégradant de demander de l’aide ou de parler de ses difficultés.

Nous avons tous, autour de nous, des exemples d’hommes qui se croyaient trop fort ou se croyaient trop fiers pour demander de l’aide et qui, du jour au lendemain se sont écroulés, terrassés pas un burn-out ou, pire, une maladie cardio-vasculaire, conséquence très fréquente du stress masculin.

S’ils restent encore peu nombreux en groupes, je suis heureuse de voir arriver de plus en plus d’hommes à mes consultations. Les aider à apprendre à lâcher prise, à ne plus se focaliser exclusivement sur ce que l’on attend d’eux, à gérer leur stress, leur image, à redevenir soi au travers de la sophrologie contribue à prévenir ce stress masculin et ses conséquences.

Plus encore, travailler avec les pères aidera peut-être à contribuer au changement nécessaire de vision, à une transmission de valeurs différentes vers les fils qui sont les hommes en devenir.

Même superman a besoin de souffler et prendre de la distance en allant dans sa forteresse protectrice !

Par |2018-04-29T14:10:16+00:0014/04/2014|Confiance en soi, Technique|

8 Comments

  1. Celine Renoult Sophrologue
    Celine Renoult Sophrologue 24 mai 2016 à 12 h 38 min

    Merci Sabine Pernet

  2. denis 15 avril 2014 à 15 h 46 min

    Bonjour Sabine,
    Merci pour cet article qui a le mérite d ouvrir la porte sur l émotionnel masculin. Nous autres, pour la plupart, hommes nourris a la testostérone, dotés d’une armure pour faire face a toute compétition, ne devons pas baisser la garde et encore moins être à l’écoute de notre discours intérieur.
    J’ai fait partie de ces hommes, il ya longtemps avant de partir sur ce chemin douloureux au départ mais tellement enrichissant, permettant de retrouver son dialogue intérieur, d accepter ses imperfections, de libérer les émotions telles que la tristesse, les larmes, le désarroi, d accepter d être perdu pour mieux se retrouver sur ce chemin d unité de l’être dans sa globalité.
    Ce chemin, je l’ai fait d abord secrètement, un peu comme une honte d’afficher, de livrer ma faiblesse à une thérapeute mais aujourd’hui je revendique cette chance, cette opportunité d’avoir ce regard différent obtenu au travers d’outils comme la sophrologie que j ai choisi aussi d exercer.
    C est un beau chemin, et je découvre de plus de plus d hommes ( pas assez, certes ) acceptant de l’emprunter pour s’ouvrir a eux-mêmes, parce que leur parade actuelle les étouffe et n’apporte plus de réponse. Emprunter ce chemin pour aller à sa propre rencontre, se poser, souffler, s’écouter dans un monde de vitesse ou la virtualisation de la communication s accentue, n empêche pas de rester « homme » mais contribuera à faire de nous un homme « éveillé », attentif à soi, attentif à l autre.

    • SPernet 15 avril 2014 à 17 h 04 min

      Denis, merci à vous pour ce partage de votre propre expérience. J’espère qu’elle donner envie à d’autres homme d’en faire de même… pour leur propre intérêt, comme pour celui de leur entourage.

  3. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 15 avril 2014 à 10 h 22 min

    Merci Nathalie Vallet Sophrologue, je suis très heureuse que tu y ai trouvé autant de résonances et d’intérêt. Un rayon de soleil en plus dans ma journée lumineuse 😉

  4. Nathalie Vallet Sophrologue
    Nathalie Vallet Sophrologue 15 avril 2014 à 10 h 20 min

    quel magnifique article Sabine, quelle justesse… un délice plein d’émotions et de vérité… BRAVO et MERCI !

  5. Gaëtan Raimondi Sophrologue
    Gaëtan Raimondi Sophrologue 15 avril 2014 à 7 h 39 min

    SI, je vous en envoie un kg !!!! 😉

  6. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 15 avril 2014 à 7 h 38 min

    Merci à vous Gaëtan Raimondi Sophrologue… heuu, y a plus de noisette ?

  7. Gaëtan Raimondi Sophrologue
    Gaëtan Raimondi Sophrologue 15 avril 2014 à 7 h 37 min

    Merci je partage car très intéressant !!! belle journée sabine 😉

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