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burn-out maternelLe burn-out maternel est un sujet que j’avais effleuré il y a presque un an, sans jamais trouver les mots justes ni le temps pour en parler en détails, comme je souhaitais le faire.

Il y a quelque semaines, j’ai découvert le blog de Marie-Christine Eustache, qui traite de ce sujet important mais encore trop souvent ignoré.

 Depuis plusieurs années, Marie-Christine a décidé de se focaliser sur ce burn-out maternel et elle me semblait donc la personne la plus à même de traiter ce sujet que j’avais abordé, parmi d’autres, dans l’article portant sur le mythe du bonheur de la maternité.

Je vous laisse découvrir cet article qui, je l’espère, vous donnera envie de suivre son blog.

Qu’est-ce que c’est ?

« Le burn-out désigne plutôt un état psychologique, émotionnel et physiologique résultant de l’accumulation de stresseurs variés, caractérisés par une intensité modérée et un aspect chronique et répétitif …/… le burn-out trouve ses racines dans le temps…/… et s’inscrit ainsi dans la durée » – Violaine Guéritault – p27 « La fatigue émotionnelle et physique des mères – le burn-out maternel« , Editions Odile Jacob 2004

Dans ce livre, Violaine Guéritault  a mis en évidence le fait que des femmes, devenues mères, pouvaient être sujettes aux mêmes stress répétés, que ceux amenant un employé au burn out. L’imprévisibilité du déroulement d’une journée vécue à prendre soin d’un tout petit est particulièrement présente, pesante. Le manque de sommeil est l’un de premier facteur de l’épuisement.

Un burn-out maternel n’arrive pas du jour au lendemain. C’est une longue descente qui commence par un état de fatigue physique et morale. Sans prise en considération de ce premier stade, un deuxième arrive (celui de la distanciation), puis un troisième (celui du reniement) avant que ne soit atteint parfois un état dépressif.

Vous trouverez dans l’article description du burn-out maternel les précisions sur ce phénomène qui se déroule en plusieurs séquence. Il est courant de qualifier l’état de burn-out par la crise « craquage- pétage de plomb » qui arrive à un moment, cette crise sonne l’alarme d’un état qui s’est dégradé et qui a commencé depuis longtemps.

Le burn-out maternel est différent du baby blues ou encore de la dépression du post partum. A la lecture de l’article Le burn-out et les autres états de la difficultés maternelles vous pourrez comprendre les caractéristiques de ces états qui même s’ils sont proches et parfois s’entremêlent sont bien distincts.

Cet état de mal-être qui peut amener à de la colère, parfois de la maltraitance vis à vis des enfants est un état qui peut être passagé dans la mesure où la personne touchée va en prendre conscience et entamer une démarche pour aller vers un mieux vivre avec elle-même et famille. La prise en compte rapide permettra de limiter le glissement vers les stades plus complexe.

Vers une vision positive du burn-out maternel

Les femmes, et les hommes car il y en a aussi, touchés par cet épuisement dû à la présence d’enfants à la maison, peut être très mal vécu. Entre s’imaginer prendre soin d’un bébé et le vivre, le décalage est parfois grand, la réalité quotidienne rude.

Sur mon blog burnoutmaternel.fr , j’aime présenter ce bouleversement, car s’en est un, comme une opportunité unique d’évolution, une chance qui est donnée de mieux se connaître, de découvrir toute la richesse de la vie avec ses enfants. Je vous invite à lire l’article une vision positive pour poser un autre regard sur cette période difficile que vous pouvez traverser.

Être parent est une expérience particulière, qui peut apporter beaucoup de joie, de plaisir. Si vous vous sentez partir vers un état de souffrance, osez en parler, ce sont des choses qui sont fréquemment vécues . C’est un changement profond à vivre.

Avec le recul je peux le dire, sans le burn-out maternel que j’ai vécu, je n’aurai pas réalisé mes rêves, je n’aurai pas appris tout ce que je sais aujourd’hui, je ne serais pas aussi heureuse de vivre avec mes enfants et avec mon entourage. Voir mes enfants grandir, s’épanouir, aller vers leur vie d’adulte d’une manière heureuse et confiante est un bonheur quotidien. Je n’aurai pas le plaisir d’accompagner à mon tour les parents à en sortir.

L’enquête, sondage que j’ai lancé pour recueillir des informations sur les personnes touchées par le burn-out parental et à laquelle vous pouvez répondre, me montre qu’il y a des personnes avec de magnifiques projets, des rêves à réaliser. C’est aussi cela la vision positive du burn-out maternel, cette envie qu’il y a, derrière la difficulté, d’avancer et d’aller plus loin.

Le burn-out maternel est une très grosse vague qui peut emporter et aussi sur laquelle il est possible d’apprendre à la surfer.

Je vous souhaite un bel été.

Marie-Christine Eustache
Marie-Christine EustacheCoach en parentalité, spécialisée en burn-out maternel
Passionnée des relations humaines et particulièrement du développement de l’enfant, depuis 10 ans j’accompagne les femmes dans leur rôle de mère pour l’allaitement et la parentalité. Formée en psychologie, développement de l’enfant, communication non violente et aux métiers de l’accompagnement, j’ai vécu vécu un burn out maternel de 2001 à 2003 suivi d’un an de thérapie. e suis convaincue qu’un environnement et un accompagnement favorable permet un développement optimal de l’être humain de la naissance à l’âge adulte et même au delà.