Une mère accompagne son enfant face au stress scolaire de la rentréeLe stress scolaire commence parfois bien avant le premier jour de classe. Les fournitures ne sont pas encore achetées que votre tête est déjà pleine : les horaires, la nouvelle enseignante, les copains qu’il retrouvera — ou pas. Alors, l’air de rien, vous demandez : « Tu es content de rentrer ? » Votre enfant hausse les épaules. Ce silence suffit à vous inquiéter.

Le stress de la rentrée scolaire réveille aussi chez les parents la peur qu’une année difficile commence. Vous voudriez protéger votre enfant. Pourtant, en ajoutant ses inquiétudes aux vôtres, vous remplissez un second cartable, invisible mais tout aussi lourd.

Stress scolaire : quand votre inquiétude se mêle à la sienne

Les enfants sentent vite quand l’école prend trop de place à la maison. Ils vous voient refaire la liste ou revenir sur la rentrée alors qu’ils étaient passés à autre chose. Peu à peu, votre propre inquiétude peut leur faire croire qu’il existe une raison de s’inquiéter.

La boucle s’installe facilement. Comme votre enfant parle peu, vous posez davantage de questions. Plus vous insistez, moins il répond. Son silence paraît confirmer que quelque chose ne va pas.

Cela ne signifie pas que vous créez son anxiété. Son tempérament et son vécu comptent aussi. En revanche, lorsqu’il vous sent calme, il comprend qu’il peut avoir peur sans que la situation soit grave. Cette sécurité fait partie des enjeux d’une parentalité soutenue par la sophrologie.

Vouloir apaiser le stress scolaire peut fermer le dialogue

Quand votre enfant dit qu’il ne veut pas retourner à l’école, vous répondez peut-être : « Mais tu vas retrouver tes copains » ou « Tout va bien se passer ». Vous cherchez à soulager son stress scolaire. Seulement, il peut entendre que sa peur n’a pas vraiment de place.

Demandez-lui plutôt : « Qu’est-ce qui t’embête le plus ? » Peut-être parlera-t-il d’un camarade, des devoirs ou de la peur de ne pas trouver sa place. Peut-être ne saura-t-il pas répondre. Ce silence lui laisse le temps de comprendre ce qu’il ressent.

Accompagner un enfant, ce n’est pas lui promettre qu’il ne rencontrera aucun problème. C’est lui montrer qu’il pourra venir vous en parler.

Pour les plus jeunes, préparer sereinement la rentrée reste utile. Toutefois, passer en revue tout ce qui pourrait arriver donne parfois du poids à des peurs qui n’existaient pas encore.

Stress scolaire : aider sans faire les choses à sa place

Lorsqu’une difficulté se précise, vous aimeriez la régler immédiatement. Certaines situations nécessitent votre intervention. D’autres permettent à votre enfant de découvrir ce qu’il sait déjà faire.

Demandez-lui ce qui pourrait l’aider. Souhaite-t-il votre présence ? Peut-il en parler lui-même ? A-t-il besoin de chercher avec vous une première étape ? Ces questions ne l’abandonnent pas. Elles lui montrent qu’il possède aussi des ressources.

Voir son enfant inquiet reste inconfortable. Pourtant, il peut ressentir du stress scolaire et entrer quand même dans sa classe. Cette petite victoire lui sera plus utile qu’une rentrée organisée pour qu’il ne ressente rien.

Vêtements, fournitures, téléphone : la peur d’être différent

À la rentrée, les comparaisons reprennent vite. Un cartable, des baskets ou un téléphone peuvent devenir le moyen de ne pas se sentir à part. Le stress scolaire se nourrit aussi de cette peur de ne pas être accepté.

Ces demandes arrivent au moment où les dépenses s’accumulent et peuvent raviver une anxiété financière. Vous avez le droit de dire que le budget ne permet pas tout. Cependant, votre enfant n’a pas à se sentir coupable du coût de la rentrée.

Reconnaître sa déception ne vous oblige pas à céder. Vous pouvez comprendre son envie tout en maintenant votre décision. Une limite financière n’enlève rien à sa valeur ni à sa place dans le groupe.

Stress de la rentrée : retrouver votre calme avant de chercher le sien

Avant de reparler de l’école, demandez-vous si vous êtes disponible pour entendre sa réponse ou si vous cherchez surtout à faire taire votre propre inquiétude. Quelques minutes de pause peuvent changer le ton de l’échange.

La sophrologie peut vous aider à retrouver cette distance. Relâcher les épaules et ralentir la respiration ne fera pas disparaître les difficultés. En revanche, vous distinguerez mieux ce qui appartient à votre enfant de ce que la rentrée réveille dans votre histoire.

Certaines manifestations méritent de l’aide lorsqu’elles durent : douleurs répétées, sommeil très perturbé, crises d’angoisse, retrait ou refus scolaire. Parler au médecin, au psychologue ou à l’équipe éducative permet alors de chercher une réponse adaptée.

Votre enfant n’a pas besoin que vous soyez parfaitement sereine. Il a besoin de sentir que ses émotions ne vous effraient pas. Vous pouvez marcher à ses côtés sans porter son cartable ni vivre la rentrée à sa place.

Bibliographie

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