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Soins de support : synthèse de la conférence

soinsSanté en Nord

Le 3 octobre dernier, La Voix de L’Étudiant organisait la seconde édition du salon Santé en Nord et avait décidé de mettre à l’honneur la prévention et l’ensemble des soins de support, dont la sophrologie.

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté l’invitation qui m’a été faite de participer, avec des médecins et psychologues, à l’une des multiples conférences organisées au cours de la journée, et dont je vous propose quelques notes qui synthétisent l’ensemble des interventions.

Que sont les soins de support ? Est-ce uniquement pour les malades du cancer ?

La notion de soins de support recouvre l’ensemble des soins et des actions menées en dehors des protocoles médicaux. Ils sont là pour accompagner les patients dans le processus d’acceptation de sa maladie et des changements physiques et psychologiques qui peuvent survenir. Ils apportent un confort physique et moral depuis l’annonce de la maladie jusqu’à la période qui suit la fin des soins.

Il est vraiment important de bien séparer l’acte médical, qui va traiter la pathologie, du soin de support qui va aider le patient à appréhender à la fois l’acte médical et sa pathologie elle-même. Les soins de support ne sont pas des thérapies alternatives et ne se substituent pas au corps médical.

On parle effectivement beaucoup des soins de support pour l’accompagnement du cancer, car l’Institut National du Cancer a été l’un des premiers, depuis 2007, à en reconnaitre les bienfaits et à les proposer. Mais ces soins de support peuvent accompagner de nombreuses pathologies et sont également très utilisés dans le domaine du traitement des douleurs chronique, comme pour la fibromyalgie.

Domaine de prise en charge et apport.

Les domaines de prise en charge sont multiples : Douleurs, troubles alimentaires, problèmes sociaux, psychologiques… et nécessitent donc des intervenants aussi différents que des psychologues, des sophrologues, des hypnothérapeutes, des homéopathes, des acupuncteurs, des spécialistes de l’apparence et du relooking. Il faut répondre aux besoins de tous.

soins prise en chargeLes apports visés sont vraiment d’aider le patient à se sentir mieux, mieux dans son corps et dans son esprit, car, cela a été démontré au travers d’études, il existe un lien étroit entre le physique et le moral. L’un ne peut aller sans l’autre dans le processus de la guérison.

En sophrologie, c’est cette approche globale corps/esprit qui est privilégiée et qui représente l’un des fondements de notre méthode. La sophrologie s’inscrit donc naturellement dans cette démarche de soins d’accompagnement.

Ces soins sont-ils bien acceptés par le corps médical ?

Ces soins de supports sont de mieux en mieux acceptés, surtout par les nouvelles générations de médecins, car ces sujets sont abordés au cours de leur cursus et font l’objet d’études au sein d’universités et d’hôpitaux reconnus à travers le monde.

Le problème majeur reste encore la difficulté à trouver un professionnel en qui avoir confiance. En dépit d’excellentes écoles, l’absence de diplômes reconnus par l’état, comme c’est le cas pour la sophrologie, complique les choses et ouvre les portes aux abus. Mais cette situation évolue et les choses devraient avancer rapidement, pour le bien des patients.

Qui est impliqué ?

Si les soins de support concernent principalement le patient lui-même, et ne peuvent s’envisager qu’à sa demande, ils peuvent également apporter un réconfort aux familles. Accompagner un des siens, gravement malade ou en fin de vie est une épreuve. Il est parfois nécessaire de faire une pause et de se ressourcer.

Le corps médical est également impliqué dans cette démarche. Il peut être prescripteur de ces soins et interagir avec celui ou celle qui les prodigue pour effectuer les ajustements nécessaires ou simplement partager les progrès.

Comment financer ces soins ?

C’est certainement là le point le plus difficile. La situation économique actuelle ne se prête pas à une prise en charge par l’assurance maladie. Heureusement, de plus en plus de mutuelles acceptent de rembourser tout ou partie de ces soins. Il existe également des associations qui proposent ces soins à un coût réduit.

Les initiatives menées en région ?

Elles sont assez inégales. On peut citer un article récent qui mettait en lumière la différence qui existe actuellement entre l’offre de soins du centre antidouleur de Lille et ce que propose celui de Béthune. Il faut espérer que les écarts se réduiront rapidement tant par l’action des établissements médicaux qu’au travers des réseaux d’associations.

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Par |2018-04-29T14:10:44+00:0005/10/2012|Douleur, santé|
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