Le métier de sophrologue en 2017 : les résultats du questionnaire2018-08-02T11:17:11+00:00

sophrologue en 2017À quoi ressemble le métier de sophrologue en 2017 ?

Bien que vous ayez été légèrement moins nombreux à répondre à cette troisième édition de ce questionnaire, je sais combien vous êtes impatients d’en lire les résultats.

Je ne doute pas non plus de l’aspect instructif que ces éléments auront pour tous celles et ceux qui souhaitent se lancer dans le métier, qu’ils soient au stade de la réflexion ou déjà au business plan.

Avant de vous livrer les résultats, et mes quelques commentaires sur vos réponses, je me dois de vous rappeler que ces chiffres n’ont qu’une valeur indicative. L’image qu’ils donnent ne reflète que la petite partie des sophrologues (257 pour cette année) qui ont bien voulu se prêter à l’expérience et que je remercie.

Une population relativement stable

Cette année, comme pour les années précédentes, les femmes représentent une écrasante majorité des sophrologues. Une fois encore, nous avons le plus souvent plus de 40 ans, mais, la tendance se confirme depuis 3 ans, nous nous éloignons des grandes métropoles pour investir les villes moyennes et les villages.

La question ayant visiblement été mal posée, certains d’entre nous n’ont pas réalisé que leur école faisait partie d’un groupement (FEPS, SFS). Chacun a donc voulu ajouter le nom de son école. Je devrais donc retravailler ce point pour les années suivantes.

Une activité en hausse, mais des revenus en baisse

Deux grandes surprises dans les résultats de cette année :

  1. Le nombre de sophrologues n’exerçant que cette activité repart à la hausse.
  2. Nous sommes encore moins nombreux à réussir à atteindre un salaire mensuel moyen équivalent au SMIC net mensuel (1.480,27€). 79,02% d’entre nous n’ont pas été en mesure de passer ce cap sur le dernier exercice (2016) contre 68,65% lors du précédent questionnaire. Soit une augmentation de plus de 10% de la population.

Pour mémoire, en 2015 nous étions 76,03% à ne pas y arriver. C’est donc bien une régression sur 2 ans.

Pour celles et ceux qui dépassent ce seuil (20,98%), les revenus moyens s’établissent entre 1 et 2 SMIC nets mensuels et il leur a fallu entre 3 et 5 ans pour y arriver. Ces résultats sont stables par rapport aux années précédentes.

Malgré tout, le sentiment général est que l’activité est en hausse. Espérons que cela se confirme et que les résultats de l’année prochaine soient meilleurs.

Nos conditions de travail

Les différentes réponses collectées montrent un souci de compréhension entre statut juridique et fiscal. Par exemple, « libéral » n’est pas un statut juridique. On peut être auto entrepreneur (microentreprise soit sous le régime des BIC, soit des BNC) et classé comme profession libérale. De même, le régime fiscal des « BNC » peut s’appliquer à différents types de statuts de société. Je pense donc que nous sommes encore nombreux à avoir besoin d’aide sur la partie administrative de notre métier.

Si les résultats montrent que les sophrologues en 2017 sont toujours une majorité d’autoentrepreneurs, de nombreuses autres formes d’entreprises commencent à être utilisées. Nous voyons apparaître de plus en plus de sophrologues en coopérative ou en société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).

On notera également que 4,9% d’entre nous sont salariés par une entreprise, une administration ou d’une association pour exercer leur métier.

Nous continuons à nous installer et à ouvrir des cabinets. Nous sommes 37,9% à être propriétaires de nos murs ou installés à domicile. Pour les autres:

  • 51,1% partagent leur cabinet avec un autre professionnel de santé ou assimilé.
  • 25,8% louent un cabinet pour leur usage unique.
  • 23,3% sont installés en maison médicale ou paramédicale.

18,6% des locataires n’ont pas encore vérifié que le local qu’ils occupaient était conforme ou exempté des réglementations de sécurité liées aux ERP et à la loi sur les personnalités à mobilité réduite.

Si 67,8% des répondants déclarent proposer leurs services aux entreprises en plus des traditionnelles séances individuelles et de groupe, seuls 10,2% ont réussi à décrocher le précieux numéro de formateur… souvent au travers d’une activité parallèle. 18,5% utilisent des structures de portage. 71,3% s’en passent purement et simplement.

Conclusions

Une fois de plus, cette étude sur le métier de sophrologue en 2017 n’ayant rien de scientifique, je me garderais bien de faire la moindre conclusion ou d’en tirer une analyse qui se voudrait catégorique. Je laisse à chacun le soin de se faire sa propre idée et je suis impatiente de lire vos commentaires.

Découvrez le guide d'installation

En fin de formation ?
En cours d'installation ?

Sophrologue : le guide d'installationVous vous posez de nombreuses questions sur:

  • Le choix de votre statut;
  • La fiscalité;
  • L’installation en cabinet;
  • La définition de votre offre de services;
  • La communication

Le guide d’installation vous apporte de nombreuses réponses et vous aide à organiser vos premiers pas.

Découvrez le guide d'installation
X