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Burnout ou simple fatigue : où en êtes-vous vraiment ?

Burnout où en êtes-vous?L’une des grande difficultés du burnout, pour celui qui le subit, reste le fait d’en détecter les signes. Pas toujours facile de faire la part des choses entre soucis et contrariétés de la vie courante et les signes avant-coureurs, ou pire les signaux d’alarme, du burnout.

Je vais tenter de faire un peu la lumière sur certains signes avant-coureurs et vous proposer un test pour faire le point sur votre situation ou celle de vos proches car ,trop souvent, c’est au travers des autres que l’on réalise sa situation.

Une fois de plus, rien de purement scientifique, mais assez pour vous aider à y voir un peut plus clair et faire un tri objectif dans toute la littérature existante sur ce sujet.

Difficulté n° 1 : reconnaître que l’on est au bord du burnout.

Le sujet du burnout a déjà été abordé de nombreuses fois ici. Nous en avons déjà étudié les causes, les mécanismes et les conséquences physiques, psychologiques… et même économiques

Causes du burnout

Causes d’épuisement professionnel d’après le modèle de recherche de Carol Cordes et Thomas Dougherty – CC BY-SA 3.0

Pour mémoire, je vous rappellerai simplement que le burnout, ou syndrome d’épuisement professionnel combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l’activité professionnelle, un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail.

Ce burnout n’est que le résultat d’un stress professionnel chronique résultant de causes multiples. La surcharge de travail, l’ambiance ou les conditions de travail ne constituent des facteurs de stress qui, cumulés, peuvent amener à une situation de burnout.

Ce que l’on nomme burnout n’est donc que le résultat, la manifestation physique de cet épuisement généralisé. La « mécanique » qui engendre ce burnout est pernicieuse, car elle va créer toutes les conditions pour que nous refusions de l’admettre.

L’isolement, le manque de soutien social, le conflit entre vie familiale et vie professionnelle, tous ces éléments que l’on retrouve quasi systématiquement dans les cas de burnout, concourent à créer une sorte de spirale, un maelström qui ne laisse que peu de chance de relever la tête.

La multiplicité des causes et cette emprise sur notre capacité à regarder objectivement la situation explique le fait que nombre de personnes en situation de burnout ne le découvrent que trop tard ou, dans le meilleur des cas, au travers des yeux et des signaux d’alarme de leurs proches.

Le test de Freudenberger

Herbert J. Freudenberger est un psychologue et psychothérapeute américain. Il fut l’un des premiers à décrire les symptômes de l’épuisement professionnel et à mener une étude complète sur le burnout.

De cette étude, il nous reste un test, toujours pratiqué, qui permet de se situer par rapport au burnout. Comme tous les tests que je vous propose sur ce blog, il n’a pas vocation à être scientifiquement exact et la qualité de ce qui pourrait en ressortir ne dépend que de l’objectivité avec laquelle vous répondrez à ces questions.

Ce test va vous demander d’évaluer le changement perçu dans votre vie. Essayez de répondre aux questions en prenant comme référence au moins les six derniers mois.

Accordez-vous un minimum de 30 secondes à chaque question pour faire le point, penser à votre travail, à votre famille, à votre environnement.

Pour répondre, attribuez à chaque proposition une note allant de 1 (pas de changement) à 5 (un grand changement).

Les points de vigilance

Les symptômes du burnout commencent à être bien connus : anxiété, perte de confiance, replis sur soi, manque d’attention, incapacité à se déconnecter, problèmes de couple, perte d’énergie, insomnies et troubles physiques.

Toute la difficulté réside dans votre capacité d’évaluation. Comme je l’avais expliqué dans l’article sur la dépression, un coup de blues passager est normal. Il en va de même avec la fatigue ou une petite baisse des performances intellectuelles. Tous les couples ne vivent pas une idylle permanente, les difficultés passagères font partie de la vie.

Il est donc essentiel de prendre du recul, d’apprendre à lâcher-prise pour être à même de faire le point sur la gravité réelle, ou non, de la situation. Pour vous poser les bonnes questions sur vos objectifs de vie, de succès et faire la différence entre la pression subie et celle que vous vous imposez.

Le rôle du sophrologue est de vous accompagner dans cette démarche préventive. Si rien n’est fait et que vous atteignez le stade du burnout, ce sera malheureusement aux médecins et thérapeutes de prendre le relais pour vous aider à recouvrer la santé et réparer les dégâts créés par cette spirale infernale.

Par |2018-04-29T14:10:05+00:0010/11/2014|Dépression, Entreprise, Stress, Tests|

18 Comments

  1. Sonia Chauveau
    Sonia Chauveau 16 août 2018 à 19 h 44 min

    Très bonne article. Merci

  2. Dina Achard
    Dina Achard 16 août 2018 à 19 h 01 min

    Article très interessant qui décrit bien le burn out et ses symptômes. Lecture utile pour ceux qui confondent cette pathologie avec la dépression…

  3. Carine Rose
    Carine Rose 16 août 2018 à 17 h 42 min

    Merci oui cela est très interessant

  4. Pierre Barbarossa
    Pierre Barbarossa 16 août 2018 à 14 h 41 min

    j’apprécie , surtout que la médecine conventionnel est prompt a faire dans le médicamenteux (bonjour les dégâts lorsque on prescrit des medocs a quelque un qui n’est pas malade ,c’est tout simplement rendre toxicomane , je connais personnellement des adeptes de lexomyl depuis des ANNÉES , CATASTROPHIQUE

  5. Karine Vallade
    Karine Vallade 16 août 2018 à 14 h 03 min

    Merci Sabine pour cet article très intéressant.

  6. Nanou Álvarez
    Nanou Álvarez 16 août 2018 à 13 h 06 min

    Merci pour ce partage 🙂
    Petite question technique : avec quel outil fais-tu ton questionnaire intégré à l’article ?

  7. Christian Vollherbst
    Christian Vollherbst 16 août 2018 à 13 h 05 min

    Article vraiment très intéressant. Merci pour cette publication.

  8. Nathalie Vallet Sophrologue
    Nathalie Vallet Sophrologue 12 novembre 2014 à 11 h 09 min

    ahahah j’avais même pas fait attention à ce lapsus… :p enfin c’est un peu pareil ça glisse tout seul!!! 😉 merci Sabine 😀 😀

  9. Laetitia Lucas Sophrologue
    Laetitia Lucas Sophrologue 11 novembre 2014 à 21 h 46 min

    Sujet d’actualité ! Merci Sabine, je partage aussi !

  10. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 11 novembre 2014 à 10 h 33 min

    Merci pour ce moment de bonheur Nathalie Vallet Sophrologue… j’écris trop gros, mon écriture est trop riche pour que les choses deviennent « lipides » ?? 🙂 🙂 🙂 <3

  11. Nathalie Vallet Sophrologue
    Nathalie Vallet Sophrologue 11 novembre 2014 à 10 h 01 min

    que les choses deviennent lipides quand tu en parles Sabine! merci je partage!

  12. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 10 novembre 2014 à 16 h 27 min

    Marie Desruelles… je viens de citer cette même phrase de Nietzsche dans un article que j’ai finalisé ce matin et qui sera publié d’ici 2 semaines ! Y-a-t-il vraiment des coïncidences ?

  13. Marie Desruelles 10 novembre 2014 à 13 h 47 min

    Mais je suis passée par une petite porte , j’en suis conscience . Nous avons tous nos ressources en nous, le tout est de vouloir avancer et se libérer de nos peurs. Et comme dit une phrase que jAime beaucoup:  » il faut porter du chaos en soi , pour accoucher d’une étoile « Friedrich Nietzsche .

  14. Sabine Pernet
    Sabine Pernet 10 novembre 2014 à 12 h 42 min

    Merci pour ce témoignage Marie Desruelles, pouvez-vous nous en dire plus (si cela n’est pas trop douloureux) ?

  15. Marie Desruelles 10 novembre 2014 à 13 h 39 min

    J’ai retrouvé une tension normale, une capacité d’apprentissage grandissante, avec une très bonne concentration, une meilleure mémoire je suis en très bonne santé et ne prends pour ainsi dire jamais de médicament, je prends soin de moi au quotidien et si je me.suis négligée durant trois ou quantre jours, mon corps m’envoie des signes, je l’écoute et vais faire de la marche , sophronique bien sur! De la méditation et de la relaxation , je sais ce qui est bon pour moi et c’est la sophrologie qui me l’apporte aujourd’hui , ce n’est pas pour rien que je souhaite devenir sophrologue à mon tour!

  16. Marie Desruelles 10 novembre 2014 à 13 h 33 min

    Douloureux, non plus à ce jour. et j’ai d’ailleurs eu l’occasion d’expérimenter lors d’une séance de sophrologie sur les émotions ce moment de grandes angoisses , ce jour où j’ai pris mon sac, fermer à double tour les portes de mon placard perso au boulot et partir pour ne plus revenir. Mon corps avait parlé pour moi : les pleurs m’avait envahi, le diagnostic tombait burn out à force de résister durant trois années à du harcèlement moral . C’était le 15 avril 2013. Hausse de tension, problème de mémoire, de concentration, perte d’estime de moi , plus de confiance en moi, au bord du suicide. Ma pratique en sophrologie de ses 18 derniers mois m’ont permis de retrouver la vie , ma vie, mon identité, mes ressources, mes valeurs. De prise de conscience en prise de conscience , pas à pas avec la pratique , je me suis retrouvée , jAi appris à me connaître , à m’accepter avec mes défauts , mes qualités, à être humble, à me respecter, à m’autoriser des choix de vie, des envies, des oui, des non… À être ma meilleure amie! À être enfin à l’écoute de moi car à l’écoute des autres n’a jamais été un problème pour moi. La grande différence à ce jour c’est que j’ai enfin compris mon cheminement de vie et donner du sens à ma vie. La sophrologie fait partie intégrante de ma vie, je la vis au quotidien, elle m’apporte une plus fine écoute psycho corporelle de moi même, je n’ai plus le même regard sur moi, les autres ,

  17. Valerie Druet 10 novembre 2014 à 13 h 23 min

    Bon ben il va falloir que je prenne les choses en mains j’ai fait le test et d’après le résultat je suis à 87% ce qui veux dire un état de burnout avancer.
    Pfffff
    Je le sais depuis un bon moment mais mon médecin me dis que non.

  18. Marie Desruelles 10 novembre 2014 à 11 h 20 min

    C’est la sophrologie qui m’a sortie de cet état!

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