Travail - stress et depressionUne enquête européenne menée par la European depression association dans sept pays européens, auprès de sept mille personnes, affirme que la dépression est à l’origine d’un arrêt de travail sur 10.

Avec une période arrêt moyen de 36 jours ce sont donc, uniquement pour les sept mille personnes interrogées, plus de 21.000 jours de travail qui seraient perdus en une seule année !

Le Dr Marc Willard, psychiatre, auteur de la « La dépression au travail », sorti cette année chez Odile Jacob, réagit à l’étude de façon tout à fait pertinente au cours d’une émission de radio il y a quelques jours :

Comme le suggère le docteur Willard, apprendre à gérer et à travailler avec une personne déprimée devient une nécessité. Pourtant, il me semble qu’en arriver à ce stade est déjà un échec. On ne sort jamais totalement indemne d’un état de dépression et, comme le dit le vieille adage, il vaut mieux prévenir que guérir.

 Les huit facteurs de

Ces huit facteurs les plus importants sont bien connus du monde de l’ et font l’objet de nombreux travaux et recommandations :

  • L’excès de travail
  • Le manque d’autonomie
  • L’absence de reconnaissance
  • Les conflits
  • L’ambiguïté des responsabilités
  • Le sentiment d’injustice
  • Le déséquilibre travail-vie personnelle
  • L’absence de sens

Mais est-il possible, pour une entreprise, de tout maîtriser en permanence ? Ne fait-on pas ici le portrait de l’entreprise idéale, mais impossible à atteindre ?

Le MEDEF et la sophrologie

Ce n’est pas un hasard si, en juin de l’année dernière, le journal du MEDEF Ile-de-France consacrait un article à la sophrologie et à son application dans l’entreprise : pour faciliter cette équation, de grands groupes de la distribution, du domaine des services, de l’informatique ou de l’industrie ont également intégré le facteur « bien-être » à leur politique de gestion des ressources humaines. Ce facteur « bien-être », en réduisant le stress au travers d’actions simples et peux coûteuses à mettre en place, permet de rétablir un équilibre entre les employés et à éviter la création d’un effet « caisse de résonance »  quand l’un des huit facteurs dérive avant que l’on ne puisse en éliminer la cause.

Moins de stress, c’est plus de communication entre les personnes, moins d’agressivité, plus de collaboration. Réduire le stress redonne un élan aux actions de motivation des équipes.

Mais que les choses soient claires, de telles actions ne résolvent pas les problèmes de fond et ne dispensent pas de travailler sur les véritables causes. Par contre, en créant les conditions favorables, elles permettent de pacifier une situation tendue, de désamorcer un passif ou d’accompagner un processus de changement.

Par la suite, elles peuvent devenir, un service, un acte préventif, qui permet aux cadres les plus soumis à la pression de décompresser et de retrouver tout leur potentiel.

Cette démarche est-elle réservée aux grands groupes ?

Non, je ne le crois pas. Si ces grands groupes sont souvent précurseurs, ce type d’actions trouve sa place au sein de toutes les entreprises, quelle qu’en soit la taille. Le seul obstacle qui puisse y avoir est celui de la volonté d’essayer et la seule contrainte est celle du volontariat, car ce type d’activité de relaxation ne peut être imposée.

En région, les tarifs sont beaucoup plus attractifs que sur Paris et, d’un point de vue logistique, organiser une séance de sophrologie ne demande aucun aménagement spécifique et peut s’organiser sur une pause déjeuner ou une heure creuse, en ou en individuel. Ces peuvent être prises en charge par l’entreprise, dans le cadre des actions de prévention ou proposées dans le cadre du DIF. Pour les structures qui disposent d’un Comité d’Entreprise, ce dernier peut également intervenir dans le financement de ce type d’activité qui serait alors proposée à titre individuel.

Si vous aussi vous souhaitez mettre ce type d’expérience en place au sein de votre entreprise, n’hésitez pas à me contacter pour en discuter. Ensemble, nous trouverons la meilleure solution pour améliorer le bien-être de chacun et la productivité de tous.

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