Choisir son sophrologueCes dernières années ont vu fleurir nombre de praticiens qui ont « surfé » sur la vague et ce sont auto promus «Sophrologues » pour essayer d’attirer toujours plus de clientèle et gonfler leurs revenus au détriment de leur mission principale : le bienêtre de celles et ceux qui venaient les voir pour de bonnes raisons et qui attendaient réellement une aide, un support, pour faire face à une situation personnelle difficile. Cet article a pour seul objectif de vous aider à répondre la question suivante : comment choisir son ?

Le métier de Sophrologue n’est malheureusement pas encore réglementé. Malgré les efforts de la vis-à-vis des pouvoirs politiques et de l’administration, il n’existe pas de diplôme d’état et il est donc possible de s’attribuer ce titre sans qu’il y ait de réels contrôles. C’est donc à chacun d’entre nous de procéder à quelques vérifications et faire preuve de discernement lors de la première prise de contact.

Pour cela, il semble important de rappeler un principe de base : la sophrologie se le plus souvent debout ou assis, dans une tenue habituelle, c’est-à-dire, dans des situations proches du quotidien. Elle vise à être plus en harmonie avec nous-mêmes, les autres et notre environnement, à nous poser comme sujet responsable et digne pour conquérir notre liberté intérieure, tout en étant présent au monde et dans le monde.

À partir de là, si l’on vous accueille dans un environnement exotique, avec musique douce, encens, si le sophrologue est habillé à l’orientale et vous propose uniquement des séances allongées, ou s’il vous propose un « travail » sur votre inconscient (ou « subconscient »), ou/et avec une approche symbolique, associe sophrologie à l’astrologie, la voyance, les chakras… il vous est facile de comprendre que vous n’avez pas affaire à un sophrologue issu de l’une des principales écoles.

De même, méfiez-vous des publicités alléchantes qui promettent de vous faire perdre des kilos en 10 séances, d’éliminer tous vos problèmes « psychosomatiques », vos maux de tête… je ne peux que vous conseiller de rechercher une autre adresse. Nous ne sommes ni médecins, ni magiciens.

Pour finir, je vous rappelle que tout ce qui est du champ de la thérapie concerne le métier de thérapeute et, hormis la formation spécifique et longue de sophro-thérapeute, le Sophrologue – qui n’est ni médecin, ni psychologue, ni psychanalyste, ni psychothérapeute – ne peut s’inscrire que dans le champ éducatif pédagogique et non thérapeutique. Tout sophrologue qui sortirait de ce champ d’action outrepasserait ses prérogatives.

Il existe aujourd’hui plusieurs école de sophrologue qui dispensent des diplômes inscrits au RNCP (registre national des certification professionnelles). Ce diplôme vous assure que le Sophrologue à qui vous vous adressez a bien validé une formation d’au moins 300 heures en cours présentiels au sein d’une école publiquement reconnue. À noter que les formations à distances ne sont pas reconnues par le syndicat des sophrologues qui est l’un des organisme de référence et certainement le plus restrictif. La formation initiale comportant une alternance entre cours théoriques et pratiques, elle est incompatible avec un enseignement à distance. Par ailleurs, cette formation n’est qu’une base à laquelle le praticien se doit d’allier entrainement personnel et approfondissement des fondamentaux.

Ces préliminaires passés, il faudra également s’assurer que le sophrologue propose des séances qui respectent les principes fondamentaux de la sophrologie :

  • La réalité objective : c’est la réalité, le ressentie de l’instant. Comment suis je, ici et maintenant.
  • le schéma corporel : principe qui me permet d’avoir une perception de mon corps en adéquation  avec ce qu’il est réellement (accès à une harmonie corps/esprit) c’est la représentation de mon corps au moment présent : j’ai la nuque tendue, raide, ici à l’instant présent).
  • L’action positive : je renforce le positif sans pour autant nier le négatif, mais je le mets entre parenthèses. J’observe ce qui va bien dans ma vie ou dans mon corps et je le développe. Le positif attire le positif

Pour conclure, je ferais une dernière recommandation qui relève du bon sens : une séance de sophrologie doit être un moment agréable, elle doit vous permettre de reprendre pied, de reprendre contact avec vous-même pour mieux repartir. Avoir confiance en son sophrologue est un élément important pour que vous puissiez tirer un réel bénéfice de cette démarche.

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