mutuelles et sophrologieLes mutuelles n’offrent pas toutes le même niveau de services à leurs adhérents. Certaines se limitent aux remboursements de vos soins, mais d’autres appliquent le vieil adage selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir.

Cette ouverture aux soins autres que ceux prodigués par la médecine « académique » se fait pour votre plus grand bien, mais aussi dans leur intérêt, même si elle amène à une situation assez paradoxale.

Malgré le travail des différents syndicats, le statut de sophrologue n’étant pas encore reconnu et encadré par l’état, nous rencontrons les mêmes problèmes que nos collègues ostéopathes il y a quelques années : tout le monde reconnait l’utilité de la sophrologie, des études sont réalisées, des structures hospitalières utilisent ces techniques… mais notre système d’assurance maladie ne prend rien en charge. Dans cette logique, rien n’obligeait les mutuelles à se pencher sur la question et à envisager le moindre remboursement, même partielle de vos séances de sophrologie. Alors, pourquoi le faire ?

Pourquoi les mutuelles s’intéressent-elles à la sophrologie

La raison de cet intérêt a été fort bien résumée par le Syndicat des Sophrologues Professionnels :

«Les Caisses de Mutuelles s’engagent dans une politique de prévention : un individu sain, qui « se prend en charge », prend soin de lui et de sa , est un individu moins sujet aux maladies. »

Et qui dit moins sujet aux maladies, dit économies. Il est en effet plus simple de vous rembourser quelques séances de sophrologie ou que de financer un arrêt maladie pour dépression. Quand cela est possible, apprendre à retrouver votre sommeil et gérer vos insomnies est moins coûteux que de rembourser un traitement qui serait plus efficace pour les cas les plus lourds qui nécessitent l’intervention d’un médecin spécialisé. Addictions, poids… on peut ainsi décliner toute la gamme de nos activités, votre bien-être est source d’économie pour les mutuelles.

Les mutuelles qui ont compris cela sont encore trop peu nombreuses. À ce jour, et sous réserve de confirmation, on peut citer les organismes suivants :

  • CCMO
  • RADIANCE
  • MFIF
  • Mutuelle Existence
  • La Mutuelle dijonnaise
  • La vie verte
  • AON
  • La mutuelle Via santé / Mic Limousin
  • EOVI MUTUELLES PRESENCE en 2012 (à confirmer)
  • La MPCL – Mutuelle des fonctionnaires territoriaux.
  • Tranquillité Santé
  • Myriade
  • Mutuelle Cap-Vert

Pour vous faire rembourser, votre sophrologue vous délivrera une note d’honoraire que vous ferez parvenir à votre mutuelle.

Si l’organisme auquel vous êtes affilié n’apparaît pas dans cette liste, vous pouvez faire l’essai : envoyez-leur une note d’honoraire avec une demande de remboursement, qui sait, on a parfois de bonnes surprises !

Si c’est le cas, ou si vous avez connaissance d’autres mutuelles qui remboursent la sophrologie, merci de partager avec l’ensemble des lecteurs et d’en indiquer le nom dans les commentaires ci-dessous.

Une situation paradoxale

Si l’intérêt de prendre en charge l’aspect prévention semble évident, il impose quelques contraintes. Rembourser les yeux fermés ouvre la porte à de possibles dérives. Pour éviter ces abus, les mutuelles restreignent leurs prises en charge. Certaines vous rembourseront un nombre donné de séances, d’autres un forfait. Cette situation est paradoxale, car elle n’incite guère à promouvoir la prévention. Les mutuelles se retrouvent donc à financer d’un côté sans faire d’économies de l’autre. Une situation qui, on le comprend, ne peut perdurer dans la situation économique globale qu’est la nôtre.

Le souhait le plus cher de la grande majorité des professionnels de la sophrologie serait une reconnaissance et un encadrement de notre profession. Cet acte contribuerait à clarifier la situation pour l’usager, comme pour les organismes de santé, en restreignant le titre de sophrologue aux personnes issues des différents cursus reconnus pour offrir une véritable selon des critères objectifs.

Votre sophrologue deviendrait alors un praticien au même titre que n’importe lequel de ses confrères, avec un code de déontologie, un domaine d’intervention clairement délimité et un statut lui permettant de travailler en toute confiance avec l’ensemble du corps médical et des organismes de santé.

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