Manque de sommeilLe manque de sommeil est connu pour ces nombreux effets catastrophiques. Il était connu l’un des symptômes du burn-out.

Une étude récente vient bouleverser cette vision des choses.

En effet, elle démontre que ce manque de sommeil n’est pas qu’une conséquence du burn-out : il pourrait bien en être aussi l’une des origines.

Petit arrêt sur cette étude française qui intéresse fortement tous les spécialistes du burn-out.

Manque de sommeil : facteur de risque

C’est en préparant l’article précédent sur « Miracle Morning » et en parcourant les articles consacrés à ce que je suis tombé sur cette étude française sur le lien entre sommeil et burn-out.

Réalisée entre 2012 et 2014 elle a soumis 1300 employés d’une société financière française à des questionnaires sur l’épuisement au travail. Elle s’est intéressée également à leurs habitudes de vie et de sommeil. De plus, chaque participant a été soumis à un suivi médical.

Les particularités de cette étude sont nombreuses. Deux d’entre elles ont particulièrement attiré mon attention. Premièrement, elle s’est intéressée à l’importance du burn-out sur une population particulièrement soumise au stress.

Deuxièmement, cette étude s’est attachée à l’aspect bidirectionnel du lien entre manque de sommeil et burn-out.

L’ ou le sommeil non réparateur – quand on dort sans pour autant récupérer –  sont souvent assimilés à des preuves d’un état imminent de burn-out. Au mieux, certaines études les considèrent comme des signes avant-coureurs.

Cette étude s’est donc attachée à remettre en question cette analyse.

Chiffres et conclusions

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont donc interrogé un peu plus de 1400 personnes pour ne conserver que 1300 témoignages exploitables. Sur ce chiffre, 10 % – soit 130 participants – ont été déclarés en état de burn-out.

  • Seuls 23% de cette population présente un très haut niveau de stress lié à son activité professionnelle.
  • 97% de ces employés présentent des roubles du sommeil de toutes sortes.

Du sommeil non réparateur à l’insomnie totale (16%), en passant par l’hypersomnie, toutes les situations de manque de sommeil ont été détectées au sein de ce groupe.

Cette étude a permis de mettre en avant des relations bien plus complexes que celle déjà connue entre stress, manque de sommeil et burn-out.

Premièrement, il n’a pas été possible d’identifier formellement un lien unique entre un fort niveau de stress et le burn-out.

Deuxièmement, en dépit du nombre important de participants souffrant d’un manque de sommeil, aucun lien précis n’a été mis en lumière en raison du très large éventail de manifestations.

En conclusion, dans l’état actuel des choses, cette étude constate qu’il existe une relation complexe entre l’épuisement professionnel, le niveau de stress et le manque de sommeil. Ces trois éléments se renforcent mutuellement sans qu’un seul soit à l’origine des deux autres.

Le manque de sommeil est donc à la fois une cause et une conséquence du burn-out, au même titre que le stress professionnel.

Dormir pour lutter contre le burn-out

Cette étude met donc en avant l’importance du sommeil comme l’un des éléments de prévention du burn-out.

Pour autant, le sommeil n’est pas une question de quantité. En effet, l’objectif doit être de dormir mieux plutôt que de dormir plus. Dormir mieux pour permettre une récupération physique et mentale.

Dormir mieux ne nécessite pas toujours de faire appel à la chimie, cela s’apprend. Que ce soit en consultation individuelle, pour une démarche personnelle, ou au cours d’une intervention au sein de votre entreprise, votre sophrologue peut vous aider dans cette démarche.

Après quelques rappels sur les principes de bases du sommeil, de son fonctionnement et de son hygiène, votre sophrologue peut vous enseigner les techniques de relaxation pour vous préparer et vous accompagner dans un sommeil réparateur.

Si votre portable est devenu indispensable à votre vie. Si vous avez du mal à quitter le travail et cloisonner vie privée et vie professionnelle : votre sophrologue vous accompagnera dans la (re)mise en place de ces limites vitales.

Le manque de sommeil peut avoir de multiples conséquences. Un déficit de sommeil ne se récupère pas sur un week-end ou quelques jours de vacances. Surtout quand ils sont utilisés à travailler. À l’opposé, quelques bonnes habitudes suffisent à l’éviter.

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