lâcher-priseLe lâcher-prise est partout. On vous explique qu’il faut lâcher prise pour arriver à gérer son stress, trouver le calme intérieur ou développer l’estime et la confiance en soi. Mais que lâcher exactement ? Et comment lâcher ? Ce sont ces deux questions que je vous propose d’aborder au travers de cet article.

Pourquoi parle-t-on de lâcher-prise ?

Au cours de notre vie, au travers de notre culture, de notre éducation et de nos expériences personnelles, nous nous sommes construit des liens et des obligations, parfois fictives, mais rassurantes, car elles délimitent un monde connu et maîtrisé.

Mais ces liens et ces obligations deviennent souvent pesants et sont autant de freins et de contraintes dont il faut apprendre à s’en séparer, il faut lâcher-prise, pour avancer et retrouver ce calme intérieur qui nous est nécessaire.

Encore faut-il réapprendre à voir ces freins qui, avec le temps, sont intériorisés et considérés comme acquis. Les deux principaux freins dont nous parlerons, car nous pouvons agir sur eux sans aucune contrainte externe, sont : les pensées négatives et notre rapport au temps.

Éliminer les pensées négatives : une obligation pour le lâcher-prise

Il existe toutes sortes de pensées négatives, mais ici aussi, les plus grands résultats peuvent s’obtenir facilement en ciblant nos efforts sur les pensées fausses et les contraintes.

Pensées fausses

Les pensées fausses sont toutes ces certitudes sur nous même, sur nos capacités, sur notre entourage, son fonctionnement ou ses limitations : « je n’ai pas la volonté / le physique », « c’est réservé à une élite », « je n’ai pas les diplômes pour »…

Ces limitations que nous nous fixons sont issues, soit d’idées ou de croyances liées à notre culture et à notre société ( si l’avenir appartenait vraiment à ceux qui se lèvent tôt, de très nombreuses personnes de tous milieux n’auraient certainement pas aussi bien « socialement » réussi), soit de croyances personnelles construites par notre éducation et notre vision de nous même, de notre corps : « je ne suis pas assez beau/belle »; « ce que j’ai à dire n’est pas intéressant »…

Contraintes et injonctions

À ces limitations, nous ajoutons des contraintes ou des injonctions, elles aussi issues de notre culture, très reconnaissable par le fait qu’elles débutent par « Il faut que; il ne faut pas; je dois; je ne dois pas… ».

Sans tomber dans la méthode Coué, qui a pourtant fait ses preuves, il faut bien reconnaitre que, si se séparer de ces limitations, contraintes et injonctions n’assure pas de réussir, s’y tenir augmente fortement les chances d’échecs ou d’abandon prématuré.

Nous nous limitons sur la base d’idées sans aucun fondement en ce sens qu’il nous est impossible de les vérifier. Qui nous dit que vous n’auriez pas eu ce poste si vous aviez osé y postuler ? Que savez-vous vraiment de l’idée qu’a de vous cette personne que vous n’osez pas aborder ?

Prenez conscience de ces idées, de ces schémas que vous vous imposez et qui vous limitent. Le lâcher-prise vous permettra de vous affranchir de ces barrières fictives.

Vivre l’instant présent

Le deuxième élément sur lequel le lâcher-prise nous permet d’agir est notre rapport au temps. Il faut apprendre à se libérer du temps, mais pas dans le sens habituel du terme. Il n’est pas question de dégager du temps libre pour réussir le lâcher-prise, mais de s’affranchir du poids du passé et de ne pas se préoccuper de ce qui arrivera, peut-être ou pas, demain.

Le passé est terminé, nous ne pouvons plus agir sur lui et il ne nous reste qu’à l’accepter. L’avenir est le fruit de multiples possibles, de choix qui restent à faire et personne ne peut le prédire. Dans les faits, seul le présent existe.

Vivre pleinement ce qui se passe ici et maintenant est probablement le meilleur moyen de se sentir exister. Apprenons à cultiver nos sens, à écouter tous ces signaux de notre corps qui nous font nous sentir vivants.

Réapprenons l’intention, c’est-à-dire la volonté de décider de ce que nous souhaitons faire ou de comment nous souhaitons que les choses se passent. Reprenons le contrôle de notre vie

Le lâcher-prise, c’est aussi cultiver les sens. Les 5 sens de notre corps, mais aussi le sens que nous donnons à nos actes. Redonner la parole au sens peut avoir un effet radical sur notre rapport aux autres et sur le sens que nous donnons à nos actes, à notre vie.

Conclusion

J’espère que cet article vous aura éclairé sur la signification de ce lâcher-prise dont nous parlons si souvent et qu’il apportera une nouvelle perspective aux deux articles précédents dans lesquels je vous proposais un exercice de libération des tensions puis un exercice pour vous libérer des pensées parasites ou négatives.